Roadtrip #26 – Auto, resto, seaux d’eau

10 juin 2018. Quel est donc le programme de ce beau jour ? Déjà, il n’a rien de beau. La météo particulièrement tourmentée du moment promet un petit concentré aujourd’hui, spécialement sur les Pyrénées. Des orages, des averses orageuses, de la pluie d’orage, bref, prometteur ! Pour cette virée, organisée via le forum Ford, le programme se résume à une paire de cols pyrénéens, un bon resto et retour à la case départ. Mais comme souvent, vous allez voir que la réalité va différer quelque peu des prévisions…

Je suis en pleine préparation pour la grande virée de cette première moitié de 2018 : la route des Grandes Alpes. Je viens juste de changer les 4 pneus de la Mégane, ce qui va s’avérer parfait sous les trombes d’eau annoncées. J’ai aussi changé toutes les plaquettes de frein. Donc cette balade pluvieuse me permettra de roder les freins et de m’assurer que tout est en ordre pour aller affronter les cols alpins.

Je pars de bon matin de la maison pour retrouver un ami en Focus RS à Toulouse. Nous faisons la route ensemble jusqu’à Lannemezan, sur l’autoroute et sous la pluie. Une fois au pied des Pyrénées, nous retrouvons le reste des participants : Audi RS3, Clio 4 RS Trophy, Focus RS mk2 et mk3, Opel Speedster et Astra OPC, une paire de Mustang V8 et une Nissan GTR R34 qui ne vous est certainement pas inconnue. Nous prenons le temps d’un café, récupérons le road book et c’est parti ! Je pars devant, ayant en tête de trouver un endroit photogénique pour immortaliser cette virée. J’attaque la montée du col d’Aspin. Il ne pleut pas mais les nuages sont vraiment menaçants. Je retrouve avec joie cette route. Je commence à monter à bon rythme avant d’être bloqué derrière un camping-car immatriculé en Allemagne. Il roule à moins de 40 km/h, occupe toute la route et ne fait aucun effort pour que je puisse doubler. Le pompon arrive quand un autre camping-car descend. Je m’arrête de longues secondes, le temps qu’ils arrivent à se croiser. Je finis par avoir raison des touristes d’outre-Rhin en forçant un peu le passage sur un des rares endroits avec un peu de visibilité. Plus je monte et plus j’entre dans les nuages. Au sommet, je n’y vois plus rien.

Je prépare quand même l’appareil photo. Le téléphone sonne. C’est mon compère tarnais en Focus RS. Il vient de crever son pneu avant gauche sur une pierre. Le flanc du pneu est déchiré et bien entendu, comme sur la plupart des sportives modernes, il n’y a pas de roue de secours. Après avoir essayé sans succès de colmater la brèche à l’aide de mèches et d’une bombe anti-crevaison, il ne reste plus qu’à attendre la dépanneuse. Pendant ce temps-là, je cherche un endroit intéressant pour prendre quelques photos du reste de la troupe. Au bout de deux minutes, mes orteils flottent déjà dans les Sparco. Dire que l’endroit est humide serait à peine un pâle reflet de la réalité. Rapidement, les nuages se dissipent, offrant un petit bout de ciel bleu et une lumière acceptable pour les photos.

L’éclaircie ne dure pas. Le vent nous amène un nuage, plongeant de nouveau le sommet dans le brouillard.

Nous descendons ensuite en convoi vers le col suivant, le célèbre Tourmalet. La météo ne s’arrange pas. Il pleut et nous remontons dans les nuages. Un troupeau de moutons a trouvé refuge sous un pare-avalanche. Au niveau de la Mongie, la route est large pour accueillir les voitures des skieurs en hiver. Mais aujourd’hui, dans cet épais brouillard, nous ne savons même plus où nous roulons. Sommes-nous toujours sur la route ? Je ferme le convoi, me concentrant sur les feux du Speedster devant moi.

Col du Tourmalet - 1.jpg

Nous faisons une courte pause au sommet, plus pour prendre une photo souvenir que par plaisir.

Col du Tourmalet - 2.jpg

De l’autre côté du col, la vue est un peu plus dégagée. Tant mieux parce qu’il faut bien regarder où nous mettons les roues, entre les pierres et les moutons.

Nous faisons une dernière pause en bas de la descente pour s’assurer que tout le monde est là.

Nous poursuivons rapidement jusqu’à Lourdes où nous attend un bon et copieux repas. Le parking accueille une belle cavalerie !

Nous sortons de table à presque 17h. Tout le monde commence alors à regagner ses pénates. Je n’ai clairement pas envie de prendre l’autoroute. Après avoir vainement cherché un copain de jeu, je pars vers le Tourmalet. En route, les panneaux indiquant « Hautacam » me rappellent que je n’y ai encore jamais mis les roues. J’attaque l’ascension. C’est désert. Je ne croise qu’un cycliste qui descend. Il pleut sans discontinuer. Je me retrouve rapidement dans les nuages de nouveau. Je n’y vois rien. Je ne me rappelle pas avoir déjà roulé dans un brouillard aussi épais. Un écureuil tente de traverser devant mon pare-choc, avant de se raviser et de faire demi-tour. Je n’y vois tellement rien que je commence à avoir le mal des transports ! Au sommet, j’aperçois un bout de montagne enneigée entre deux nuages et à part cela, rien !

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Je ne m’éternise pas. La descente est mieux que la montée. Le brouillard s’évapore rapidement. Le temps s’améliore. Quand j’arrive au pied du Tourmalet, la situation est nettement meilleure que ce matin. J’en profite pour faire une agréable pause photo.

Le soleil fait même une apparition ! La lumière change rapidement. Le soleil joue avec les nuages. Le relief face à moi change aussi par le mouvement des ombres. Je reste quelques minutes là, sans bouger, à contempler et à prendre quelques photos. Un vrai moment magique ! La quintessence de ce que je cherche en arpentant ces routes.

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Par contre, la prudence est toujours de mise. Les moutons ne sont plus là, mais des pierres ont roulé jusque sur la route lors des fortes pluies. Je finis l’ascension sans avoir croisé un vélo et à peine une voiture.

Sur l’autre versant, le temps est presque aussi clément. Un gros nuage recouvre la Mongie en contre-bas.

_DSC2123.jpg

J’envoie une photo au conducteur de l’Opel Speedster, qui doit être en route pour Toulouse, en lui disant « Tu aurais dû venir, la météo est bien mieux que ce matin ». Le téléphone ne tarde pas à sonner. Il est toujours dans les parages, ayant emprunté les petites routes pour rentrer. Nous nous donnons rendez-vous au lac de Payolle. Comme la météo a l’air plutôt stable, il est raisonnable de décapoter le Speedster pour attaquer le col d’Aspin.

Je passe devant. Il n’y a personne sur la route. Enfin une montée où je peux vraiment m’amuser au volant ! Personne non plus au sommet, pas même une paire de bovidés. De gros nuages couvrent chaque versant mais le soleil nous apporte quand même un peu de lumière. J’adore ce genre de moments, paisibles, tranquilles. Je serais bien resté plus longtemps.

Nous regagnons nos montures. La descente se fait en douceur. Une fois en bas se pose la question de la suite des événements. Est-ce temps de rentrer ou prolongeons-nous encore un peu le plaisir ? C’est vite décidé : nous continuons ! Direction le col de Peyresourde. A Bordères-Louron, je m’arrête. De gros nuages noirs barrent l’horizon. L’orage est là. Il vaut mieux remettre la capote de l’Opel.

En effet, nous sommes rapidement dans les nuages, dès le début de la montée. La visibilité est mauvaise. Il fait sombre. Le tonnerre gronde. Puis c’est le déluge. Nous avançons prudemment, aussi vite que permettent les conditions. Je ne songe même pas à m’arrêter au sommet pour prendre une photo. Sur le versant ouest, la situation s’améliore. Certes il pleut toujours mais au moins, nous ne roulons plus dans les nuages. Il fait sombre lorsque nous arrivons à Luchon. Il est temps de rentrer à la maison, sous la pluie.

Malgré ces conditions météorologiques vraiment défavorables et la mésaventure matinale pour la Focus RS, cette journée m’a bien aéré les neurones. En plus elle m’a permis de roder mes plaquettes et de prendre quelques photos sympathiques. Je suis fin prêt pour la suite des aventures : les Alpes !


Pour le plaisir des yeux, vous pouvez télécharger une photo de ce reportage en HD ici.

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