Roadtrip #25-4 – Des G dans les vallées

12 mai 2018. A l’aube du quatrième jour, Dieu créa les vallées. Et des routes serpentant au milieu des sapins. Et des Lotus, Ford et Renault. Et une bande d’intrépides qui avait juré de venir à bout de leur pleins et de leurs gommes. Au programme de cette belle matinée ? Vallée borgne et vallée française pour se mettre en roues. Je roule derrière les Lotus, tentant de prendre quelques photos en roulant.

Comme hier, le col de l’Espinas est le premier franchi. Puis nous continuons sur la D10 vers le nord. Au croisement avec la D907, nous prenons à droite au lieu de redescendre par les Rousses comme hier. Cette route est donc un itinéraire parallèle à la corniche des Cévennes. Elle est bien différente. Si vous souhaitez rouler tranquillement avec Madame, en cabriolet si possible, et admirer de beaux paysages, prenez la D9, route de la corniche. Si vous voulez vous faire plaisir au volant et être concentré sur vos points de corde, empruntez la D907. Dans le doute, parcourez les deux ! Après une belle descente, nous arrivons à Saint-Jean-du-Gard où nous nous arrêtons brièvement.

Nous repartons ensuite vers le nord, par la D983. Nous profitons du passage à Saint-Etienne-Vallée-Française pour acheter le pain pour midi.

Saint-Etienne-Vallée-Française.jpg

La circulation est relativement présente. Comme il est difficile de doubler sur ces routes, nous adoptons la vitesse de croisière des locaux. La météo est en train de changer. Le ciel se couvre lentement. Nous finissons par arriver à Florac où nous abreuvons nos montures. Un petit coup d’œil au RS Monitor de la Mégane confirme que nous nous sommes bien amusés… La consommation de la R26 est aussi un bon indicateur du niveau d’amusement : 14,6L/100, record battu !

RS Monitor.jpg

Nous progressons ensuite vers le Pont-de-Montvert, retrouvant la route empruntée en compagnie de la West et de la Mini JCW en septembre dernier. « Le Pont-de-Monvert Florac, 19 min ! » nous avez alors dit le tonton. En Porsche Cayman S. On a fait Cayman pareil (dédicace au conducteur de la Fiesta ST). Un accident à la sortie de Bédouès nous ralentit. Puis nous stoppons dans la montée à cause de travaux. Mais même sans cela, nous sommes loin des 19 min… Ensuite, nous montons vers le mont Lozère par le col de Finiels. Le décor est toujours aussi impressionnant par ici ! Jugez par vous-même.

Quand nous avons fini de jouer avec le drone, nous descendons au Bleymard où le camping municipal a bien voulu nous prêter un coin de pelouse au bord de l’eau pour le dernier pique-nique.

Le Bleymard.jpg

Il est temps de se séparer, après cette superbe virée de 3 jours dans une région magnifique. L’Elise S1 part vers la région parisienne, moi vers Midi-Pyrénées et les 4 autres vers l’est, Lyon et les Alpes.

Pour ma part, je fais demi-tour et remonte au mont Lozère. Puis je descends au Pont-de-Montvert par le col de Finiels, puis Florac. Et à Florac, une route semble tout indiquée pour rentrer à la maison : les gorges du Tarn. Ce sera toujours mieux que l’autoroute ! Je descends à bon rythme cette route que je commence à bien connaître . Il n’y a pas grand monde et c’est tant mieux ! Quand j’arrive à Millau, les nuages se font vraiment menaçants. Mais il ne pleut pas pour l’instant. Je descends sur les rives du Tarn en passant sous le viaduc de Millau. Je suis la rivière. Je traverse le beau village de Comprégnac. A Candas, j’aurais dû bifurquer sur la D96 mais je poursuis sur la D41. La route s’élève, offrant quelques épingles et un beau point de vue sur la vallée du Tarn. Je me gare et rejoins à pied un point de vue sympa.

D’ici, je peux voir un méandre du Tarn. Et en regardant au loin, j’aperçois un morceau du viaduc, sous de gros nuages gris…

Je repars après cette balade au calme. A Montjaux, je vois aussi le viaduc. La pluie commence à tomber à grosses gouttes.

Montjaux.jpg

Je ne m’éternise pas. Je décide de faire demi-tour et de retourner le long du Tarn. Je le suis jusqu’à Albi, sous une pluie forte et ininterrompue. Mes pneus avant en fin de vie sont à la peine. Je sens bien que l’adhérence est précaire. Mais en roulant prudemment et avec une bonne dose de concentration, j’arrive à bon port sain et sauf. Fatigué mais heureux après cette superbe virée cévenole.

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