Roadtrip #25-3 – Sus aux gommes !

11 mai 2018. La grosse journée de cette virée de 4 jours. Celle qui m’a incité à prendre deux balles neuves dans le coffre. Le dieu des pneus a dû passer un coup de téléphone à son collègue en charge de la météo, parce qu’elle s’annonce comme une incroyable parenthèse ensoleillée dans cette période globalement pluvieuse. Le petit-déjeuner avalé, nous rejoignons nos bolides qui luisent de rosée dans la chaude lumière matinale.

Nous empruntons cette fois-ci la route goudronnée pour quitter le gîte. Comme souvent, je pars devant pour prendre des photos. Le coin est bien beau, au milieu des sapins. Je rattrape ensuite la Fiesta qui fermait la marche.

Nous redescendons à Florac, par ces routes toujours aussi sinueuses et escarpées. Quelle surprise de croiser une superbe Aston Martin blanche par ici ! Tiens, une R8 Gordini et une Porsche. Puis un Opel Speedster, deux Alpine… A Florac, il y en a partout ! Je discute avec le conducteur d’une superbe Renault 5 Turbo 2 à la station-service, envahie de motards et de voitures de sport. Il vient de Cahors et participe à la ronde des Causses. Un autocollant sur la vitre de custode attire mon attention : il fait partie du Club Alpine Gordini Ariégeois !

Florac.jpg

Une fois tous les chevaux désaltérés, nous partons pour la corniche des Cévennes, un tracé que je découvre. J’ouvre la route, roulant tranquillement. Les paysages valent le coup d’œil. La route, elle, n’est clairement pas la meilleure du coin. Elle est bien chargée en circulation et trop rapide, pas assez sinueuse, pour s’y amuser sans prendre trop de risques. La descente du col Saint-Pierre relève le niveau. Malheureusement, deux motards nous précèdent. Ils roulent doucement dans les épingles et ne font rien pour que nous puissions les doubler. Nous arrivons à Saint-Jean-du-Gard. Les LIR (abréviation de « Light is right » et surnom des Lotus) plaisent bien aux SdF du coin. Nous profitons de la pause pour acheter du pain et boire un coup. La ville est bien animée.

Je repars en éclaireur pour me placer dans une épingle sur la D153. Un échappement rompt le silence. La Tornade blanche ouvre la route. Son échappement Milltek très sonore joue bien son rôle pour m’alerter et mettre l’œil dans le viseur, prêt à déclencher. Les autres sportives suivent de prêt. Le réflex crépite en mode rafale.

A Sainte-Croix-de-Caderle, je repasse devant pour une seconde séance photo. Les routes sont étroites et très sinueuses depuis Saint-Jean-du-Gard. Assez bosselées aussi. Je me fais bien secouer par la suspension raide de la Mégane.

Une grosse dizaine de kilomètres de virages plus loin, nous arrivons à Saint-Hyppolyte-du-Fort. C’est le retour à la civilisation et à la circulation. La traversée de la petite ville ne se fait pas toute seule. Je passe ensuite rapidement sur les 3 kilomètres de D999 toujours aussi fréquentée pour rejoindre La Cadière, point de départ (ou d’arrivée) d’une des spéciales mythiques du Critérium des Cévennes. Et ça commence fort avec quelques kilomètres entre eau et roche. Sublime ! Il y a quand même un petit reproche : les gorges de la Cadière sont bien trop courtes !

Puis la route s’élève. Nous enchaînons une petite série d’épingles, puis un bon nombre de virages variés pour arriver au col du Lac (605 m). Un troupeau de moutons est en train d’en partir. C’est le moment de sortir le drone et le trépied pour la photo de groupe. L’endroit est vraiment beau, nous en profitons un bon moment.

Mais nos estomacs nous rappellent à l’ordre. Nous descendons à Sumène pour piquer-niquer au bord de l’eau. Pendant le pique-nique, les voitures font bronzette.

Nous repartons ensuite direction le sud-ouest, toujours par des petites routes, très sinueuses et franchement pas bien lisses. Nous nous faisons bien secouer, mais nous aimons ça ! Je délaisse l’appareil photo pour me focaliser sur le cerceau. Ces routes demandent une sacrée dose de concentration ! Puis nous arrivons sur un plateau, où le relief très doux et la rectitude de la route surprend après une bonne heure à tricoter du levier de vitesse. Mais où sommes-nous donc ? A un endroit spectaculaire ! Où il y a une cascade. Sacré indice !

Cirque de Navacelles - 1.jpg

Il y a aussi un petit troquet sympa où nous pouvons boire de la menthe artisanale. Et puis, il y a des épingles.

Cirque de Navacelles - 2.jpg

Bon allez, trêve de suspens : c’est le cirque de Navacelles. Ce n’est certes pas la première fois que je viens ici, mais je suis toujours aussi impressionné. Difficile d’être blasé face à un tel paysage ! La remontée vers l’auberge de la Baume Auriol ne se fait pas sans difficultés. La route était visiblement trop étroite pour un touriste en monospace qui a dû manœuvrer plusieurs fois avant de laisser passer quelques véhicules et notre convoi de sportives.

Cirque de Navacelles - 3.jpg

L’heure tourne. Nous accélérons un peu le rythme et raccourcissons le road book pour ne pas rater l’apéro. La descente sur Vissec est du même acabit que celle du cirque de Navacelles. Maintenant, nous roulons vers le nord, remontant les gorges de Vis. Un endroit sympathique où les conducteurs de Lotus se sont particulièrement bien régalés. Nous aussi, mais de façon un peu plus raisonnable. Un petit bout de D999 nous permet de gagner du temps et d’arriver au pied du défouloir de la journée : le col du Minier. Non pas que nous nous soyons traînés jusqu’à présent. Mais bon, ici, c’est juste parfait pour lâcher les chevaux. Le plein fait, les Lotus lancent les hostilités. Puis nous alternons, une Ford, une Renault. Mais c’était sans compter un local en Opel Astra mazout qui roulait (presque) aussi vite que nous. Bon, lui, il coupait bon nombre de virages… Mais il roulait suffisamment vite pour que je ne puisse pas le doubler sans prendre de trop grands risques. Encore une fois, ce col a tenu ses promesses, un régal ! Bref, dans mon top 5 indiscutablement (avec l’Izoard, le Menté et la Croix de Bauzon par exemple). Nous faisons une courte pause à l’Espérou, quelques kilomètres après le sommet. Le soleil est déjà bas. Les excellentes Kro 7.2 pas fraîches nous attendent…

L'espérou.jpg

Nous redescendons pour rallier le gîte. Je reste bloqué un bon moment derrière une voiture de pompier, elle-même derrière une Citroën C3 qui roule vraiment lentement. Seules les deux Lotus ont réussi à doubler. Nous croisons une superbe Lotus Elise aux couleurs Gulf. Je finis par réussir à doubler. Nous croisons aussi de nouveau l’Aston Martin vue ce matin. Nous nous attendons pour reformer le convoi. La route monte de nouveau maintenant. Tout à coup, l’Elise S1 s’arrête devant moi. Je me mets à sa hauteur et demande à son conducteur si tout va bien. Il a juste besoin de satisfaire un besoin naturel. Impossible de se retenir davantage avec les cahots de la route ! Je roule donc derrière l’Elise S3. Le soleil couchant me joue un tour : je sors d’une zone d’ombre et je suis complètement ébloui ! Où est la route ? Debout sur les freins, j’attends que mes yeux s’habituent à cette forte lumière. Une fraction de seconde qui paraît alors si longue…

Au gîte, il y a quelques chevaux de plus, moins bruyants que les nôtres. La soirée se montre agréable. Le patron a compris qu’il y avait quelques bons vivants. Il a pris soin d’aller acheter du rhum arrangé, la mirabelle s’étant évaporée hier soir…

Aire-de-cote - 5

Mes pneus avant ont tenu le choc. Ils pourront finir le road trip, mais ils ne leur en fallait pas beaucoup plus… Le semi-slicks arrière de l’Elise SC sont plus usés… Et demain sera encore sinueux !

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