Roadtrip #25-2 – Tour de chauffe

10 mai 2018. Je me réveille tranquillement, au bord de la Jonte. J’ai pu dormir assez tard, l’avantage d’être déjà sur place. Je vais faire un tour sur le balcon pour voir le temps. C’est gris mais il ne pleut pas. La vue est quand même bien sympa !

Gorges de la Jonte.jpg
A 9h30, je suis prêt à prendre la route. Je remonte les gorges de la Jonte jusqu’à Meyrueis puis j’emprunte la D996. La route est en travaux dans la montée du col de Perjuret. La vue est toujours aussi belle, même sous ce ciel gris.

Je descends vers Fraissinet-de-Fourques. Je cherche à remonter les gorges du Tapoul, mais je bifurque trop tard, sur la D907 au lieu de la D18. C’est tout de même les gorges du Tapoul mais je fais le détour dans le mauvais sens, rallongeant le parcours. Aux Rousses, je me trompe encore de route. Je continue sur la D907. Le soleil commence à percer les nuages vers le sud. Je traverse le tunnel du Marquairès, sans pouvoir m’empêcher de mettre un bon coup de gaz suivi d’une belle pétarade qui résonne sous la voûte. Ce n’est qu’en arrivant à proximité du col de Salidès que je réalise ma double erreur de parcours.

Les Rousses.jpg

Je fais demi-tour et descends aux Rousses. J’ai encore le temps de parcourir la suite de ces gorges, mais un coup d’œil à la jauge d’essence m’en dissuade. Je n’ai pas encore fait le plein depuis que je suis parti de la maison et je suis presque sur la réserve. Je vois la route que j’aurais dû emprunter en contre-bas.

Gorges du Tapoul.jpg

Je poursuis donc directement jusqu’à Florac. J’ai du temps. J’en profite pour acheter du pain, boire un café et remplir le réservoir. Le soleil est maintenant bien présent. Sur le parking du supermarché, où nous avons rendez-vous à midi, se trouvent déjà deux Mégane RS mais ce n’est qu’une simple coïncidence : un touriste en Mégane 3 RS et un local en Mégane 2 RS F1 Team, la petite sœur de la mienne, souvent appelée R25. Quelques minutes après, une Focus RS arrive. Cette fois-ci, ce n’est pas une coïncidence : c’est un VARPien. Peu après, c’est au tour d’une Lotus Elise S1 de nous rejoindre. J’adore toujours autant cette voiture et son style intemporel. Nous discutons quand un bruit d’échappement nous interrompt. Le reste de la troupe arrive en convoi : Lotus Elise S3 SC en tête, Mégane 3 RS et une paire de Fiesta ST. C’est bien cool de revoir les potes et d’accueillir le petit nouveau et sa belle ST bleue.


Florac, 12h00. Ou presque. Tout le monde est fin prêt. Ou presque. Les réservoirs sont pleins. Notre première priorité est de trouver un endroit sympathique pour casser la croûte. Nous partons tranquillement. Après Florac, direction les gorges du Tapoul. J’ouvre la route. Cette fois-ci, je ne me trompe pas. La reconnaissance matinale a été utile. Malheureusement, je ne trouve pas d’endroit pour pique-niquer. Ce n’est pas si évident de trouver un coin où nous pouvons garer facilement 7 voitures et qui soit sympathique pour manger. Une fois sortis des gorges, nous devons prendre une décision : soit continuer sur l’itinéraire prévu et aller vers le mont Aigoual où il sera compliqué de pique-niquer, soit descendre vers Meyrueis et les gorges de la Jonte. Comme tout le monde a faim, direction la Jonte. Dans la descente vers Meyrueis, le talkie-walkie nous lance une alerte : « Il ne va pas falloir tarder à s’arrêter, j’ai un souci sur la voiture ». La Fiesta rouge a un problème. Nous nous arrêtons à la maison des vautours. Il est donc temps d’ouvrir les coffres, sortir les fromages de chèvre et la clé de 12.

Malheureusement, la Fiesta est bien touchée. Deux des quatre goujons de la roue avant gauche ont cassé net. Une vraie galère ! Au milieu de nulle part, un jour férié : les circonstances parfaites pour tomber en panne !

Goujons.jpg

Ceci dit, nous ne sommes pas des spécialistes du macramé. Après pas mal de réflexion puis quelques efforts, un goujon est prélevé à l’arrière et la ST peut repartir, 3 goujons par roue au lieu de 4. Son conducteur venait de faire 5 heures de route pour venir. Il s’apprête à en faire autant pour rentrer après un tout petit tour avec nous.

Pendant que nous mangeons passe un duo de Porsche anciennes, une 911 et une 914. Les gorges de la Jonte n’étant pas initialement prévues, nous improvisons un nouveau tracé pour l’après-midi. Une fois rassasiés, nous reprenons la route. Je pars en éclaireur pour prendre quelques photos.

La Jonte - 2.jpg
Une triplette de 2CV passe devant moi en klaxonnant ! Eux aussi en virée à en juger par leurs immatriculations gersoise et aveyronnaises. Ils vont certainement laisser un peu moins de gomme que nous dans les virolos…

Jonte - 2CV.jpg
Mais voilà d’autres chevaux qui arrivent, et bien plus que par paquet de 2 !

Après les gorges de la Jonte, nous montons vers la corniche du Causse Noir. La route serpente au milieu des sapins. Je découvre le coin. C’est vraiment beau. L’endroit où je m’arrête pour prendre des photos est magnifique.

Causse Noir.jpg
Nous longeons ensuite le canyon de la Dourbie. Après Saint-Jean-du-Bruel, je vais m’installer dans une des épingles qui conduit vers les gorges de la Dourbie. La troupe arrive derrière un trio de touristes roulant lentement : une Peugeot 308, une BMW X5 et une Mercedes C43 AMG. Mais comment peut-il rouler aussi lentement dans ce genre de voiture sur une route comme celle-ci ?

Je repars et ne tarde pas à rattraper le trio. Les autres ont pu doubler. Je reste patiemment derrière la Mercedes, le temps de pouvoir doubler en sécurité. J’arrive à dépasser ces « retraités pas pressés » avant de finir la montée. Et en haut, il y a un beau point de vue !

Gorges de la Dourbie - 1.jpg

Comme le coin est bien sympa et qu’il y a un panneau, nous suivons la coutume VARPienne : nous posons un autocollant « VARP Approved ».

Gorges de la Dourbie - 4.jpg

Un bel alignement de sportives et une montre aux couleurs d’un célèbre pétrolier font de beaux sujets pour une séance photo.

Nous reprenons la route, direction le petit village de Dourbies, qui lui prend un « s » contrairement à la rivière éponyme. Je me trouve un coin pour quelques photos, profitant de la belle lumière de cette fin de journée.

Dourbies.jpg

Nous montons ensuite au mont Aigoual, passant par une route visiblement peu usitée. De nombreuses branches jonchent la chaussée, quand ce n’est pas un arbre entier. Nous arrivons à passer, en zigzaguant entre tous ces obstacles. Au sommet, le vent et l’heure avancée nous incitent à repartir rapidement.

Mont Aigoual.jpg

Pour finir, nous empruntons un chemin forestier plutôt défoncé, où les nids de poule sont presque aussi nombreux que les cailloux. Mais finalement, toute monde arrive à rallier le gîte du soir où les voitures vont pouvoir se reposer.

Une bière pas vraiment fraîche, ni vraiment bonne, un repas simple mais efficace, un coup de rouge, un verre de poire ou de mirabelle et au lit ! Demain s’annonce terrible !

Aire-de-cote - 7.jpg

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