Roadtrip #25-1 – En mai, j’ai Cévennes !

9 mai 2018. C’est parti pour la première grande aventure de 2018 : un road trip de 4 jours avec le VARP dans les Cévennes.

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Comme souvent, je préfère partir la veille. Mais cette fois-ci, ce n’est pas la distance qui me convainc de le faire. J’ai en tête d’aller repérer les lieux. J’ai choisi de prendre la Mégane. Je suis un peu inquiet par l’usure des pneus avant. Vont-ils tenir 4 jours intensifs de virages ? Par mesure de précaution, je prends 2 roues complètes dans mon coffre, équipées de Michelin PS4 flambant neufs. Au moins ai-je l’esprit tranquille !

Je pars paisiblement vers Albi où je m’arrête acheter un sac de couchage. Quand je sors du magasin, un petit crachin tombe doucement. Le ciel est d’un gris profond, ce qui n’augure rien de bon pour la suite… La suite, c’est le déluge ! Le crachin laisse place à une averse. Les nuages bien épais couvrent les plateaux tarnais, en direction de l’Aveyron. La circulation est assez dense sur la D999. Les conditions météo rendent la conduite encore plus ennuyeuse, surtout quand je roule derrière un camion. J’en ai marre. Je quitte cette route pénible, pourtant si agréable au lever du soleil, quand elle est déserte. J’emprunte la D77 pour rejoindre les rives du Tarn. La météo ne s’en améliore pas, mais au moins la route est maintenant déserte. Et sinueuse ! J’arrive au bord du Tarn. Le cours d’eau est agité. Et surtout, il est d’une étrange couleur, quelque part entre le rouge et le marron. Il doit sacrément pleuvoir en amont !

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J’arrive à Ambialet. J’en profite pour m’arrêter, histoire de prendre quelques clichés de cette eau bien boueuse. Je me gare à côté d’une place équipée d’une borne de recharge pour véhicule électrique. Étonnant !

Un peu plus loin, toujours aussi intrigué par cette eau rougeâtre, je profite d’une accalmie pour tenter une pause longue. Une photo étrange !

Tarn - 2

Je poursuis ma route, bien souvent sous la pluie. Dommage que la météo soit aussi perturbée, parce que la route est superbe. Je navigue à vue, n’ayant pas vraiment tracé d’itinéraire. Plus le temps passe et plus j’apprécie de partir sans prévoir le parcours. La carte posée sur le siège passager, je suis mon instinct et quelques panneaux indiquant des villages repérés sur la carte. Je retrouve la D999 à Saint-Sernin-sur-Rance. La pluie redouble. A Saint-Affrique, je prends la D7 pour couper « à travers » et rejoindre le sud des Cévennes. Je découvre cette route et ces paysages. Ici aussi, je reviendrais bien un jour de beau temps ! L’heure tourne. Il va être temps de trouver un endroit sympa pour casser la croûte. J’ai attendu le plus possible pour éviter de pique-niquer sous la pluie. Un peu après Fondamente, de drôles de roches m’interpellent. Je suis sur le plateau du Guilhaumard.

Comme la pluie a enfin cessé, j’en profiter pour manger un peu. Il fait 10°C, avec un vent qui fait paraître bien moins. Je mange debout, rapidement, caché dans la capuche de ma veste. Pourvu que ce ne soit pas comme cela pendant 4 jours ! Dire que nous sommes en mai… Je repars. Cornus, la Couvertoirade, Sauclières. Très sympa ce soin ! Quand j’arrive à Alzon, il se passe quelque chose d’incroyable : il fait beau ! Ciel bleu, soleil, température qui remonte en flèche, parfait ! Je m’arrête à Arre.

J’arrive au Vigan par la D999. Décidément, ce nom est synonyme de route plaisante mais bien trop fréquentée. Je poursuis vers l’est. J’ai en tête d’aller repérer une partie du parcours prévu après-demain. Pas vraiment pour connaitre la route mais plutôt pour trouver un endroit sympathique pour le repas de midi. Je quitte la D999 et la circulation à La Cadière. Ceux qui s’intéressent au Critérium des Cévennes doivent connaître ce nom.

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Un coin de paradis. Mais nous y reviendrons bientôt. En action et dans le récit. Je trouve un bel endroit pour pique-niquer et je finis par retrouver la D999. Il est temps de penser à rejoindre l’hôtel. Pour y aller, je dois emprunter un des plus beaux cols que je connaisse. En écrivant cela, je ne parle pas vraiment du paysage… Pourtant, de ce côté-là, c’est très bien. Mais la route est juste parfaite. Très variée, large, bien surfacée, avec une belle visibilité et tellement sinueuse ! Un autre coin de paradis, mais pour des raisons un peu différentes. Et comme en plus il n’y a presque personne et qu’il fait beau, c’est parfait. Sur le tiers supérieur, la route se rétrécie. Le bitume devient imparfait, parfois recouvert de gravillons. Ce qui permet de ralentir et de profiter de la vue. Vous aurez peut-être compris que je parle du col du Minier. J’approche du sommet. Un coup d’œil au thermomètre me surprend: 9°C. Les nuages sont là. Le sommet est sombre et humide, glacial après la chaleur de la vallée, au sud.

Malheureusement, la descente côté nord continue dans les nuages. La pluie s’invite et la température reste bien fraîche. A Meyrueis, je prends les gorges de la Jonte. Mon hôtel est au bord de l’eau, dans les gorges. Difficile de trouve un endroit mieux placé pour un road tripper. Je dépose mes affaires dans la chambre. Il est 18h. Je ne vais pas faire la sieste… Je décide d’aller tester une nouvelle route, la D63 qui remonte vers le nord. Elle est spectaculaire. Elle grimpe rapidement, avec une forte pente. Son étroitesse et la faible visibilité incitent à une grande prudence.  Je repère un endroit où me garer, ce qui est visiblement assez rare sur cette route. Deux couples de retraités sont là. Me voyant descendre avec l’appareil photo, ils me demandent si je photographie les vautours. « Tiens, en voilà une bonne idée » pensais-je en leur répondant que je m’intéressais surtout aux paysages.

C’était bien sûr sans compter un bruit. Un bruit de moteur qui attire mon attention. Il ne ressemble pas à des motos… Voilà deux Catheram qui déboulent, suivies d’une Porsche ancienne ! Aussi bien que les paysages finalement…

Et les vautours ? Je ne suis pas vraiment photographe animalier (sauf pour les chevaux), mais comme il y a un nid au-dessus de moi, autant s’y essayer.

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Après un énorme repas au restaurant de l’hôtel, il est temps d’aller dormir, parce que demain je retrouve les potos du VARP !

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