Sortie #7 – 2ème ronde Albigeoise

11 mars 2018. Deux semaines après la première sortie de l’année, il est temps de remettre le couvert. Ayant pris mon adhésion au Club Alpine Gordini Ariégeois en fin d’année dernière, je me suis naturellement inscrit à la première virée de 2018 : la 2ème ronde Albigeoise. Les enfants sont de nouveau de la partie. Pour le choix du véhicule, pas de question à se poser : ce sera forcément la Mégane. En la préparant pour la sortie, j’ai découvert l’origine du fonctionnement capricieux du clapet de l’échappement. La chaleur et les vibrations auront eu raison des vis qui tiennent le moteur électrique. Elles sont portées disparues, ainsi qu’une paire d’entretoises. Et bien entendu, tout cela est sous la voiture, très facile d’accès sans pont… Bref, après avoir trouvé les bonnes vis et fabriqué des entretoises, le tout est remonté quelques heures seulement avant le départ.

Traditionnellement, la journée commence par un petit-déjeuner tous ensembles. Les alentours de l’hôtel-restaurant l’Atypic à Marssac-sur-Tarn se remplissent donc petit à petit de bon nombre de voitures sportives frappées du losange : Alpine A110, A310 et GTA, Renault 4CV, Renault 5 Turbo, Super 5 GT Turbo, R21 Turbo, Clio 16s et Williams, jusqu’au plus récentes Mégane et Clio badgées « Renault Sport ». Quelques Porsche sont aussi présentes.

10 h approchent. Il est plus que temps de faire vrombir les échappements. Nous partons comme d’habitude, en laissant un écart entre chaque voiture. Mais finalement, nous nous regroupons sur la rocade d’Albi. J’en profite pour remonter vers la tête du convoi. Comme cela, lors de la prochaine pause photo, quelques équipages de plus passeront devant mon objectif. Nous laissons Albi derrière nous pour remonter le Tarn. Après Saint-Juéry, nous bifurquons sur la gauche pour longer le Saut de Sabo. Le Tarn se fraye ici un chemin entre les roches, sautant de cascade en cascade. Une ancienne usine métallurgique surplombe cet impressionnant chaos rocheux de plus de 500 m de long. Privilégiant les autos, je ne m’arrête pas pour prendre quelques clichés. Ce sera l’occasion d’y retourner. Je n’avais pas été voir cet endroit spectaculaire la première fois que je suis passé par ici, donc je l’ajoute sur la liste ! La route devient nettement plus intéressante à partir de maintenant. Nous longeons le Tarn, suivant ses courbes. Puis nous quittons la vallée pour prendre un peu de hauteur. La Porsche devant moi marque un peu le pas dans les premières épingles, là où l’agilité et le différentiel à glissement limité de la Mégane font merveille. Après quelques kilomètres sur les hauteurs, nous descendons par la D94 vers un petit ruisseau, l’Aygou. L’endroit est plutôt photogénique. Vous vous doutez bien que je n’ai donc pas hésité à garer la R26 sur le côté et à sortir le Nikon. Je profite du pont, allongé sur le parapet, non pas pour piquer un somme mais pour remplir la carte SD. Il fait bon et nous profitons de ce moment avec les enfants. Le bruit de l’eau qui coule est étouffé par intermittence par le vrombissement des pots d’échappement. La route remonte juste après et les chevaux vapeur galopent entre les virages. Le son des moteurs résonne longuement dans cette vallée encaissée.

Nous finissons par repartir, en laissant encore quelques voitures derrière nous pour la prochaine pause-photo. La montée est vraiment plaisante. Je comprends mieux pourquoi les moteurs prenaient des tours il y a quelques minutes ! Les montagnes russes continuent : voilà que la route descend de nouveau vers un endroit particulier : Ambialet, que mon copilote du jour s’obstine à prononcer « Ambilet », laissant le « a » dans la boîte à gants. Mais mon élan est coupé quand j’aperçois un quatuor d’Alpine A310 garées comme à la parade. L’emplacement est en plein contre-jour, mais ce n’est pas tous les jours que l’on voit pareil alignement dans le viseur.

Nous repartons devant les Alpine, pour traverser deux fois le Tarn. C’est ce qui fait toute la particularité de l’endroit : le Tarn a formé ici un méandre qui créé une drôle de presqu’île. Entre les deux ponts se trouve un tunnel. De quoi titiller l’accélérateur pour lâcher un grognement et un bang ! Nous longeons ensuite le Tarn sur quelques kilomètres. Puis un nouveau pont nous fait bifurquer vers le sud.

Tarn.jpg

Les petites routes sinueuses défilent sous les roues. Elles montent, elles descendent et tournicotent dans tous les sens. Un vrai bonheur ! Surtout qu’à part un couple de motards, elles sont désertes. Nous approchons maintenant d’un lac. Une des Alpine s’est arrêtée pour quelques photos. Juste après, au milieu du lac apparaît un château en ruine. Surprenant ! Suffisamment pour s’arrêter. Nous sommes bientôt rejoints par les derniers participants. Le lieu est vraiment étonnant. Construit au XVème siècle, le château de Grandval fut incendié en juin 1944 par les allemands. Il a ensuite été inondé au début des années cinquante lors de la création de la retenue de la Razisse.

Encore quelques agréables kilomètres et nous finissons par rejoindre la civilisation. L’heure du déjeuner approche. Le restaurant « L’impérial » à Laboutarié nous accueille et nous propose une cuisine traditionnelle goûteuse et copieuse.

Pour digérer, rien de tel que la visite d’un lieu exceptionnel. Un endroit rempli de vieux tracteurs et de quelques voitures, un atelier qui sent bon l’huile chaude et le savoir-faire. La visite est assurée d’une belle façon par le propriétaire des lieux, un vrai passionné de mécanique, tour-à-tour mécanicien, carrossier ou même pilote. Il a l’habitude d’arpenter une célèbre piste mancelle avec son fils, dans leur barquette DB Panhard. Vous vous doutez bien que j’ai pris quelques photos, avec l’accord du propriétaire. Mais pour respecter son souhait, je ne vous en partage qu’une, de la fameuse barquette DB (qui est déjà bien visible sur internet).

DB Panhard.jpg

Cette superbe découverte conclue admirablement cette belle journée. Vraiment ? En réalité, non, pas vraiment… Un petit groupe est resté pour aller au circuit d’Albi. Bien entendu, les garçons sont motivés pour y aller et moi aussi !

Le calme est retombé sur le circuit. Les dernières voitures de course quittent les lieux sur leur remorque. Il ne reste plus qu’un missile rouge venu de Maranello qui tente de faire oublier le jaune Sirius sans vraiment y arriver. « Oh, regarde, une F1 Team !  » dit un passant. « Et même deux en réalité ! » lui ai-je répondu…

Cette fois-ci, il est vraiment temps de rentrer à la maison. A quand la prochaine ?

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