Sortie #6 – Black Mountain

25 février 2018. Voici la première sortie de l’année. Et elle est quelque peu spéciale. En effet, j’ai récemment rejoint la petite équipe d’administrateurs du PAST (Passion Auto Sportive Toulouse). Ma contribution principale sera justement d’organiser des sorties, balades et road trips.

Black Mountain Road Trip.jpg

Pour cette première, nous avons choisi comme destination la montagne Noire. Proche de Toulouse, elle permet d’espérer une belle sortie en ce mois de février où la neige est globalement bien présente en France. Une reconnaissance le week-end d’avant nous a rassurés sur l’état des routes. Certes, elles sont toujours étroites, sinueuses et parfois sales mais elles restent déneigées et praticables.

J’embarque les enfants avec moi, ayant besoin d’un copilote. Il m’est surtout devenu impossible de les laisser à la maison lorsque ce genre de journée se profile… Ils sont bien mordus tous les deux ! D’ailleurs, j’ai hésité un petit moment sur le choix de la monture et ceux sont eux qui ont fait pencher la balance vers la Mégane. Après un petit bout de route et un agréable petit-déjeuner entre organisateurs, nous voici au point de rendez-vous, dans la banlieue est de Toulouse. Pour une première sortie, je suis agréablement surpris du nombre de participants. Et pourtant, tout le monde n’est pas encore présent. Certains nous rejoindront plus tard dans la matinée. Au total, 18 voitures et 30 personnes ! Avec 13 voitures, la marque au losange est très fortement représentée. Clio et Mégane constituent comme souvent le gros des troupes. Parmi les Mégane 2, les séries limitées sont présentes : une Trophy et 2 R26 F1 Team. La doyenne de la sortie est une Renault 19 16s complètement vidée et pas vraiment discrète pour les oreilles. Pour compléter les françaises au losange, une Citroën DS3 Racing apporte un peu d’originalité. Côté allemand, une superbe BMW M3 E92 fait chanter son V8. Pas officiellement allemande mais pourtant elle en a les gènes, une Seat Leon Cupra termine cette belle liste. Une Alfa Roméo 156 et son musical V6 et une Ford Focus ST Mk2 avec son impressionnant T5, nous rejoindront un peu plus tard pour compléter le plateau.

Maintenant que les présentations sont faites, il est temps d’attaquer le vif du sujet. Nous partons donc en convoi, tranquillement, par la D2 direction Revel. Mais cette route n’est pas vraiment idéale pour ce que nous sommes venus chercher. C’est droit, parsemé de ronds-points et limité à 50 km/h. Nous quittons rapidement cette route pour aller vers des endroits plus propices aux plaisirs automobiles. Nous nous dirigeons vers Saint-Félix-de-Lauraguais par les routes qui serpentent, montent et descendent le long de la vallée de la Marcaissonne. Nous avons la drôle surprise d’entendre sur nos talkies-walkies les conversations des chasseurs du coin. La palombe et le faisan nous feront rire pour le reste de la journée !

 A Saint-Félix, nous faisons une courte pause, histoire de s’assurer que tout le monde suit sans problème. C’est le moment pour prendre quelques clichés. Ouvrant la route, je ne peux pas vraiment m’arrêter comme à mon habitude pour prendre des photos en action. Donc j’essaye de mettre à profit les pauses !

Nous repartons ensuite vers la montagne Noire. Mais avant d’attaquer les réjouissances, il reste encore à traverser Revel, puis à monter au bassin de Saint-Ferréol. Et c’est juste après que les virages apparaissent enfin. Malheureusement, cette route est assez fréquentée. Je suis patiemment un monospace qui prend son temps. Arrivé au petit village des Cammazes, je bifurque entre les maisons. La route descend ensuite fortement vers le Sor. Elle est très sinueuse, parfois sale et surtout vraiment étroite. Impossible de rouler vite ici. Profiter du paysage s’avère tout aussi compliqué tant il est nécessaire de garder les yeux sur la route. Pourtant, il mériterait largement de s’y intéresser. En bas de cette belle descente se trouve le village de Durfort, connu pour son artisanat du cuivre. C’est l’heure de la pause-café. Le bar « Le Cyrano » est ouvert juste pour nous. C’est un peu un repère d’amateurs de sportives, où une 306 et une Clio RS montent généralement la garde. Et la serveuse connait bien le logo « ST ». C’est ici que nous rejoignent l’Alfa, la Focus et une deuxième Clio RS jaune Sirius.

Nous reprenons la route pour attaquer le plat de résistance : deux spéciales du rallye de la montagne Noire. Je commence à bien connaître ces routes. La première part de Sorèze et monte vers Arfons. Des épingles, une route plutôt large, une visibilité correcte, bref, de quoi prendre du plaisir derrière le cerceau. Il faut toutefois se méfier des endroits humides et de certaines portions couvertes de feuilles mortes ou de gravillons. La descente vers Dourgne offre normalement une belle vue mais aujourd’hui, la vallée est brumeuse. Après Dourgne, nous prenons la direction du Pas du Sant, ce qui nous ramène au cœur de la montagne Noire. Cette route, dans sa première partie, ne propose pas un dénivelé spectaculaire. Mais elle est étroite et souvent sale. Piégeuse. Et comme elle est parsemée de virages à droite sans visibilité et de virages à gauche très serrés sur de petits ponts, elle demande une belle dose de concentration pour ne pas partir à la faute. Une petite dérobade du train arrière sur une coulée d’eau me le rappelle. La route monte ensuite vers Arfons. Quelques épingles se présentent sous les roues. Puis nous attaquons la descente vers Saissac. Mais un Scénic rouge roulant vraiment lentement nous ralentit. Et son conducteur ne réalise pas (ou ne veut pas réaliser) qu’il a presque une vingtaine de voitures derrière-lui et qu’il créé ce qui est certainement le plus grand embouteillage de la montagne Noire ! Il ne facilite pas vraiment les choses en ne se serrant pas à droite, mais je finis malgré tout par le doubler. De quoi reprendre un bon rythme dans la belle série de virages qui mène à Saissac et ses ruines médiévales. C’est d’ailleurs dommage que nous ne puissions pas nous y arrêter, faute de parking assez grand pour accueillir le convoi, parce que le point de vue y est fort sympathique. Plus que quelques kilomètres et nous arrivons à Saint-Denis où nous attend un excellent repas.

La cuisine proposée par le restaurant l’Entre 2 est simple mais très bien exécutée, avec des produits de qualité. Au menu : salade de gésiers, confit de canard et tarte normande. De quoi redonner à notre petite troupe les forces nécessaires pour l’ascension de l’après-midi : le pic de Nore (1 211 m).

Après le repas, nous partons pour parcourir les presque 40 km qui nous séparent du point culminant de la montagne Noire. Quatre petites dizaines de kilomètres de bonheur sur des routes délicieusement sinueuses et vallonnées. Le passage par la Tourette-Cabardès, haut lieu de rallye, vaut le détour à lui seul. De très accidenté et escarpé, le terrain finit par devenir plus doux et moins rocailleux. Le pic de Nore n’est plus très loin. Si vous suivez mes aventures depuis quelques temps, vous avez certainement déjà vu ce sommet que l’on surnomme le petit Ventoux. Et aujourd’hui, il mérite amplement son surnom. Il fait beau, le pic est dégagé. Et donc nous voyons de loin l’immense antenne rouge et blanche qui rappelle forcément celle du mont chauve. Au sommet, nous sommes accueillis par un vent glacial et bien soutenu. L’autre similitude avec le Ventoux… La BMW M3 essaye de se camoufler dans la neige sans y parvenir, trahie par son échappement bruyant.

Après quelques photos, nous jugeons qu’il est préférable de partir et de trouver un meilleur endroit pour discuter. Et c’est donc autour d’un dernier verre, à Mazamet que nous concluons cette belle journée.


Au tout début de cet article, je vous ai parlé d’une reconnaissance du tracé. En effet, une semaine avant, nous sommes partis à deux dans les deux voitures du Silver Squadron pour finaliser le parcours.

La météo n’était clairement pas la même.  Le pic de Nore était caché dans les nuages. Ambiance glaciale assurée !

Reco - 3.jpg

Le coucher de soleil a heureusement réchauffé la fin de cette virée.


Voilà qui conclut cet article sur cette belle journée entre passionnés. Il ne reste plus qu’à remettre cela !

2 réflexions sur “Sortie #6 – Black Mountain

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