Renault Mégane R26 – L’essai

24 février 2018. J’ai parcouru plus de 4 000 km au volant de la Mégane, il est temps de vous raconter ce que j’en pense en détail. Je l’ai certes utilisée principalement en balade ou en road trip, mais pas uniquement. Je la prends régulièrement pour me rendre au travail, aller faire des courses ou amener les enfants à l’école. Je l’ai conduite en montagne, sur l’autoroute, sur des routes nationales et départementales, en ville, sous le soleil ou le déluge, dans un épais brouillard, de quelques degrés en dessous de zéro jusqu’à plus de 30… Bref, comme si c’était ma seule voiture.

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Par où commencer ? Par ce qui m’impressionne le plus sur cette voiture peut-être : son châssis. Dix ans après sa sortie, il est toujours dans le coup. Preuve, si besoin était, de l’avance prise par Renault à cette époque sur ce segment de la compacte sportive. Les records établis sur l’Enfer Vert ne sont pas le fruit du hasard ! Le train avant est diabolique. L’adhérence est étonnante, surtout lorsque l’on accélère franchement avec les roues encore braquées, en sortie de virage. L’autobloquant rempli alors parfaitement son rôle. Cela demande un petit temps d’adaptation, pour convaincre notre cerveau que les choses se passeront mieux en accélérant franchement. Là où la Focus demande un dosage de l’accélérateur sous peine de sous-virage, la Mégane pousse à accélérer tôt et franchement. Après une fraction de sonde, l’autobloquant amène la voiture dans la direction des roues avant. Un régal !

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Bon, le tableau n’est pas parfait. La direction, bien que retravaillée et améliorée depuis la sortie des premières Mégane RS, manque toujours de naturel. Elle est avare en retour d’information. La suspension est vraiment ferme, ce qui n’est pas gênant sur une route en parfait état. Par contre, l’inconfort peut parfois être assez grand sur route dégradée. Quelques routes de Lozère m’ont bien secoué ! Dans ces conditions, il ne reste plus qu’à lever le pied. Le train arrière est délicieusement mobile au freinage. Même avec l’ESP activé, il est possible de placer l’arrière en entrée de courbe. Cette voiture adore les virages ! Le freinage, assuré par des étriers 4 pistons Brembo à l’avant, se montre puissant et endurant. Les disques rainurés et percés (RedSpec) et les plaquettes (Brembo) ne sont certes pas d’origine.

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Le moteur est à la hauteur de ce châssis. Certes, il ne fait pas 500 ch ! Mais exploiter tous les canassons sur une route sinueuse (ouverte) est déjà bien compliqué. Le moteur est plein. Le temps de réaction du turbo se fait sentir mais reste raisonnable. En utilisation quotidienne, le couple est agréable. Il est possible de doubler aisément sur un filet de gaz en 6ème. Je précise tout de même que l’admission optimisée, le volant moteur allégé et la cartographie modifiée améliorent certainement quelque peu le ressenti comparé à un moteur entièrement d’origine. Les valeurs de puissance et de couple sont toutefois proches de celles annoncées par Renault (240 ch pour 230, 317 Nm pour 310).

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La sonorité n’est pas vraiment mélodieuse. Grâce au silencieux arrière en inox, elle a le mérite d’être assez présente à l’accélération tout en restant discrète à régime stabilisé. Les crépitements au lever de pied sont jouissifs. L’admission modifiée apporte un souffle à l’accélération et permet de mieux entendre la dump valve d’origine. Le volant moteur allégé, outre le bruit métallique au démarrage, se fait sentir lors des manœuvres, notamment en côte. Il faut vraiment rester doux sur l’accélérateur au risque de prendre trop de tours et de faire patiner excessivement l’embrayage. La boîte de vitesse est bien étagée. Mais sa commande gagnerait à être plus précise et avec moins de débattement. Peut-être quelque chose à optimiser à l’avenir.

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La position de conduite est un peu haute à mon goût et elle n’est pas réglable à cause des baquets Recaro. Outre l’aspect esthétique, ces sièges maintiennent vraiment bien. Mais leur relative fermeté les rend un peu inconfortables sur les longs trajets. Autre grief bien connu des propriétaires de Renault de ces années-là, les nombreux rossignols présents dans l’habitacle. Heureusement que le son du F4RT et de la ligne d’échappement les font vite oublier !

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Le dernier sujet que je souhaite aborder concerne la polyvalence de cette Mégane. Certes, les 3 portes ne sont pas idéales avec les enfants. Certes le coffre, d’une forme assez biscornue, a un seuil de chargement haut. Mais au final, cette voiture est fonctionnelle et me permet de m’en servir au quotidien sans souci.

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Pour résumer, elle remplit parfaitement le cahier des charges que j’avais élaboré avant son achat. une vraie machine à sensations qui permet de partager son plaisir en famille !

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