Le résumé de 2017

Au mois de janvier, je me rappelle avoir longuement réfléchi sur le programme de cette année 2017. Après une première année riche en découvertes (lire ici), la question qui me turlupinait alors était : « comment vais-je pouvoir vivre une année au moins aussi intense ? ». La réponse était vraiment loin d’être évidente à ce moment-là… J’étais bien loin d’imaginer ce qui allait arriver !

Première constatation : les routes accessibles en une seule journée (aller-retour inclus) ne sont pas infinies. Je m’étais alors dit que je devrais partir plus loin, sur plusieurs jours. La seule sortie que j’avais alors en tête était la transpyrénéenne. J’avais prévu de prendre une semaine de congés en septembre pour aller faire ce grand tour. Mais finalement, rien, ou presque, ne s’est déroulé comme prévu…

Deux événements ont métamorphosé cette année 2017. Tout d’abord, j’ai été initié au VARP, cette petite bande de joyeux lurons tout aussi fous de virages que moi. Je remercie du fond du cœur ST-eph pour cela. C’est le propriétaire la Fiesta ST rouge survitaminée que vous avez pu apercevoir dans certains de mes articles. Allez jeter un coup d’œil à sa chaîne Youtube « RED Racing », vous verrez de quelles vitamines je parle. Le deuxième événement, c’est l’acquisition de la Mégane RS. Elle m’a fait entrer dans l’immense et dynamique communauté Renault Sport.

Quelques chiffres avant d’entrer dans le vif du sujet et de revenir sur les moments forts de cette année : plus de 9 600 km au volant de la Focus et plus de 2 100 km pour la Mégane, pour traverser 38 départements français, un petit bout d’Italie et une belle tranche d’Espagne. 16 sorties au total, étalées sur 29 jours… Les chiffres ont explosés comparé à 2016 !

Mais place maintenant à ce que je retiendrais de cette année !


Les plus beaux paysages 

1. Le col de la Bonette 

C’est tout simplement le col le plus haut que je n’ai jamais franchi, avec ses 2 715 m. L’ascension est grandiose. Je me suis rarement senti aussi petit. Les deux côtés sont tout aussi impressionnants l’un que l’autre. J’ai ressenti l’étrange sentiment d’être complètement ailleurs, dans un nouveau monde. L’article complet est ici.

Col de la Bonette 14

2. Le lac du Mont-Cenis

Une montée dans le brouillard, un dépassement qui fait monter l’adrénaline, une pause au sommet du col… Et une claque dans la descente ! Quel endroit extraordinaire ! Ce lac turquoise, ces montagnes encore blanches par endroit et une rangée de sportives multicolores au premier plan : le paradis ? C’était sans conteste la meilleure pause café de l’année ! L’article complet est ici (oui, c’était le même jour que la Bonette, j’ai failli finir aveugle ce jour-là).

Col du Mont-Cenis-9

3. Le Puy Mary

Jusqu’au dernier moment cette ascension est restée incertaine. Ouvert, puis de nouveau fermé par la neige, le Pas de Peyrol réserve de belles surprises. La vue sur le Puy Mary enneigé est juste magique. Et apercevoir un autre Puy au loin, lui aussi tout blanc, c’est la cerise sur le gâteau ! L’article complet est ici.

Puy Mary 6


Les meilleurs moments de conduite 

1. Le col Saint-Martin

La journée se termine. Elle a été longue et fatigante. L’altitude et la pluie au col de la Bonette m’ont épuisé. Mais il reste un dernier col à monter avant un repos bien mérité : le col Saint-Martin. Une route idéale pour se faire plaisir. Un bitume plus que parfait, des épingles à enfiler comme des perles, une superbe visibilité, le tout servi dans un décor de roches multicolores. Je suis derrière la diabolique Fiesta ST. J’essaye de suivre son rythme, sans vraiment y arriver. Je donne toute l’énergie qu’il me reste, concentré à 100 % sur la conduite, le pilotage. J’en ai des frissons 6 mois après en écrivant ces lignes…

J’en ai même oublié de prendre des photos une fois au sommet, le temps de me remettre de mes émotions. J’emprunte un cliché que j’aime beaucoup de mon compère « reporter » de ce voyage, Jpog. L’article complet est ici (oui, je sais, c’est encore l’article sur la Bonette. Un jour exceptionnel qui change un homme à jamais…).

IMG_8839m.jpg

2. Les gorges du Tarn

C’est vendredi matin. Je pars pour un road trip dans les Cévennes au volant de la Mégane. Je viens juste de la récupérer, 6 jours auparavant. C’est donc la première aventure à son volant. J’en ai marre de la circulation dense de la nationale. Je décide de prendre la route des gorges du Tarn. Il fait vraiment beau, la route est déserte (à part une Lamborghini), bref les conditions sont idéales pour découvrir cette nouvelle monture. Et je prends un énorme plaisir ! La R26 est une vraie machine à sensations. Elle respire, gronde, soupire, me colle au siège et elle adore ça ! L’échappement résonne contre la roche, la suspension m’explique dans les moindres détails ce qui se trouve sous les roues, la pédale du milieu me décolle du baquet dès que je monte dessus. C’en est presque trop d’un coup ! Après quelques kilomètres, je ne peux pas m’empêcher de crier comme un gamin. Puis je ralentis, je roule paisiblement pour laisser mon cerveau assimiler toutes ces sensations… Magique ! L’article complet est ici.

Saint-Chély-du-Tarn - 1

3. Les gorges du Chassezac

Sur le papier, cette route n’est certainement pas LA route pour se faire vraiment plaisir au volant. Elle est certes très sinueuse. Elle court dans un cadre superbe. Mais elle n’est pas vraiment en bon état et elle est plutôt étroite. Et surtout, elle n’offre que peu ou pas de visibilité. Mais ce jour-là, dans ce contexte-là, elle était juste magique. Une belle et chaude lumière l’éclairait, sans être éblouissante. Et pour la visibilité, non seulement la route était déserte, mais en plus il y avait devant moi 5 ouvreurs de luxe. Je suivais une Elise, me servant de ses points de freinage et de ses trajectoires comme repères. Seconde, troisième, freinage, seconde, à droite, à gauche… Et ce fut comme cela sur 10 km. Un moment de concentration intense. Pure driving ! Un grand merci à l’aubergiste du VARP de nous faire vivre ce genre de moments ! L’article complet est ici.

Gorges du Chassezac 2


Les moments les plus émouvants

1. L’Aragon sous la neige

Une journée dantesque ! Je ne m’attendais vraiment pas à cela. J’avais décalé mon voyage d’un jour pour avoir une météo plus clémente. Et il est tombé jusqu’à 40 cm de neige là où je suis passé. C’était tellement inhabituel pour la saison que les oiseaux ne savaient pas où se poser et envahissaient les routes. Malheureusement, certains ont fini sur une calandre. Même le chasse-neige a terminé sa course dans le fossé. Une ambiance surréaliste que j’ai su apprécier malgré un stress permanent. C’est que la ST avait une paire de soquettes trouées et pas d’après-ski. Ou comment finir ses Michelin PS4 dans la neige… J’ai pris ce jour-là la photo de paysage la plus étrange de l’année. l’article complet est ici.

Embalse de Mediano, Aragon, Espagne

2. Au camp des Fourches

Avec Jpog, nous sommes descendus les premiers de la Bonette pour nous placer au camp des Fourches. Nous repérons les lieux pour trouver les meilleures positions pour prendre des images sans nous gêner. Puis vient l’attente. Et la pluie. Ce moment de calme fait retomber l’adrénaline. Je me sens fatigué. Et j’imagine la vie des soldats, ici même, en autarcie en plein hiver. Passionné d’histoire, je ne pouvais pas rester de marbre dans un tel lieu. Je ne mets pas le lien vers l’article complet, vous commencez à le connaître…

Col de la Bonette 19

3. Au col d’Artigascou

Vous connaissez le « salaire de la peur » ? C’est un peu ce que j’ai ressenti quand le goudron s’en est allé avec le soleil dans la montée du col d’Artigascou. Entre 10 et 20 km/h dans la montée, encore moins en descente, de nuit. Des nids de poules, des tranchées barrant le chemin, creusées par les pluies d’orage et cette peur de crever un pneu, d’abîmer une jante et de se retrouver seul dans le noir au milieu de la nature pour changer une roue… Mais le salaire était bien là, avec un coucher de soleil magnifique. Avant de tomber nez-à-nez avec un cerf… L’article complet est ici.

_DSC4272


Plus que tous ces superbes paysages, ces belles routes ou ces moments émouvants, ce que je retiendrai de cette année 2017, ce sont surtout les rencontres et les moments de partage. Des gens de tous âges, tous animés par la même passion d’un objet si particulier : l’automobile, sous toutes ses formes.

Le partage d’une passion avec mes enfants, le partage de la découverte avec ma compagne, un bout de fromage (parfois même les croûtes…) avec les potos du VARP, l’entraide pour réparer un échappement, un verre au Pas de Peyrol…

2016, année de la découverte, 2017, année des rencontres et du partage ! Que nous réserve 2018 ?

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