Roadtrip #19-2 – De col en col

8 octobre 2017. Je prends mon temps. Je traîne au lit, m’attarde au petit-déjeuner, fort copieux en l’occurrence. Je n’ai pas de plan vraiment précis pour la journée. Je me trouve sur la route des cols, donc autant la suivre. Et je verrai bien où le temps m’amènera, où la fatigue m’arrêtera. J’ai quand même une idée en tête : pousser au moins jusqu’au Tourmalet, ce col mythique des Pyrénées qui m’a impressionné lors de ma première visite (lire ici).

Il est bien plus de 9h quand je pose mes fesses dans le Recaro de la ST. Le soleil est déjà haut, dans un ciel sans nuage. Les conditions sont parfaites. L’huile n’est même pas encore à température idéale que déjà se pointe le premier col de la journée : le col du Portillon. Je l’ai déjà emprunté dans les deux sens, donc ce n’est pas vraiment une découverte. Mais il est toujours aussi plaisant. A vrai dire, la météo bien plus clémente que lors de mon premier passage (lire ici) rend la montée plus amusante. Et la séance photo bien moins glaciale !

En ce dimanche matin, la circulation est plutôt clairsemée, ce qui n’est pas pour me déplaire. Au moins, j’échappe au trafic dense de ma dernière montée. Une fois au sommet, je prends le temps d’une photo souvenir que je n’avais encore jamais faite.

Me voilà de retour en France. Et cette fois, pas de gendarme, ni de douanier pour m’arrêter ! Je continue vers l’est, toujours sur la route des cols. Le suivant est celui de Peyresourde. La route est déserte, le soleil brille, bref, des conditions idéales. Je m’arrête rapidement au sommet, juste pour prendre une photo et je repars aussitôt.

Col de Peyresourde.jpg

La descente se fait en douceur, derrière un minibus. Je profite du paysage. Une fois arrivé dans la vallée, je me dirige vers un col que je ne connais pas encore. A chaque fois, le fameux col d’Aspin a attiré toute mon attention au point que j’en ai oublié ce col qui pourtant culmine presque 100 m plus haut que l’Aspin : le col d’Azet-Val Louron (1 580 m). Je commence la montée doucement, en mode balade. Je découvre. Et le paysage est plutôt sympathique, entouré de ces monts lisses et chauves. J’arrive à la station de ski. Mais soit je me suis trompé de saison, soit de route ! La vue sur la vallée est plutôt jolie d’ici mais bien bouchée par les arbres.

Demi-tour. Je finis par trouver rapidement l’intersection que j’avais ratée. Je poursuis jusqu’au sommet du col où bon nombre de voitures sont stationnées.  La vue est superbe : d’un côté, ce relief rond, érodé par le temps avec la station de ski au premier plan, de l’autre, les sommets accidentés des Hautes-Pyrénées.

Le col suivant, je commence à bien le connaître. Et pourtant j’y retourne avec un grand plaisir. La circulation commence à être un peu plus présente. Il fait beau, très beau même. Les gens sortent se promener. Je roule paisiblement, profitant du soleil et du décors. La ST se tapit dans l’ombre, prête à en finir avec cette nouvelle ascension. Le sommet n’est plus bien loin, je peux le voir d’ici.

Au sommet justement, il y a foule ! Quelques motards, quelques voitures. Mais surtout, des vaches ! Elles sont partout, entre les voitures, au pied du panneau indiquant le col, sur la route…

La vue est parfaitement dégagée sur le pic du midi, contrairement à la première fois que j’ai posé les roues de la Focus ici, dans la neige. C’est donc l’occasion de prendre la photo « carte postale » du col d’Aspin. Mais avec la ST dans le cadre !

Col d'Aspin - 9.jpg

N’en oublions quand même pas le paysage à l’opposé. Certes presque en contre-jour, il propose des couleurs à mi-chemin entre l’été et l’automne. Magnifique !

Je descends tranquillement, m’attendant à trouver encore des vaches sur le tracé. Et c’est bien le cas ! Une fois dans la vallée, je me dirige vers le lac de Payolle, l’endroit idéal pour un pique-nique. Ici aussi, les vaches paissent et se promènent.

L’endroit est calme, paisible. Je profite de la vue sur le pic du Midi, assis sur la digue. Le vent souffle doucement.

Je serais bien resté ici plus longtemps encore, mais un géant m’attend : le col du Tourmalet. Cette fois-ci, je fais l’ascension par la Mongie. C’est l’heure du repas. La route est de nouveau déserte, à l’exception de touristes espagnols qui me laissent gentiment passer. Ce côté est moins vertigineux, moins impressionnant que l’autre. Je me sens plus en confiance et m’amuse plus au volant que la dernière fois que je suis venu. Il n’est pas si aisé de se garer une fois au sommet et aujourd’hui encore plus : les parkings sont presque pleins. Je m’arrête un peu avant le sommet pour prendre quelques photos de ce paysage grandiose.

Je m’arrête un peu après le sommet, parce que ce côté est encore plus magistral. Peut-être la seule vue des Pyrénées qui rivalise amplement avec les grands paysages alpins.

La suite est une découverte. Il n’est pas bien tard, à peine 14 h quand je quitte le Tourmalet. Donc j’ai le temps d’aller explorer une paire de cols supplémentaires avant de songer à rentrer. Donc, direction le col du Soulor (1 474 m). Je commence la montée en douceur, pour prendre le rythme de cette nouvelle route. Une bande de motards déboule dans mes rétros. Je laisse passer le premier et puis je lâche la cavalerie. Je suis sans mal, intercalé au milieu des sportives à deux roues. Mais, seulement quelques lacets plus haut, nous sommes ralentis par une camionnette rouge qui roule vraiment doucement. Les motos doublent assez facilement. Il n’en est pas de même pour moi. J’attends patiemment d’avoir une bonne visibilité pour pouvoir dépasser en sécurité. Ce qui finalement n’arrive que presqu’au sommet, une fois sorti des sapins.

Il y a foule au sommet. Je peine à trouver une place au milieu des Kangoo, Twingo et autres C3.

Col du Soulor - 4.jpg

Le paysage est vraiment beau, surtout en regardant vers l’Aubisque et sa route accrochée à la paroi.

Col du Soulor - 3

Alors que je m’apprête à repartir, un couple d’allemands arrive en Porsche 911 cabriolet. Plus sympa que la Modus !

Col du Soulor - 5

Cette route en corniche me fait vraiment de l’œil. Il est plus que temps d’aller voir cela. Et je ne suis pas déçu du voyage ! La sensation de vide prend aux tripes. Il m’est impossible de rouler vite sans débrancher le cerveau. Le regard est attiré par la paysage et donc le précipice. Je repère un dégagement sur la droite. J’en profite pour faire une pause photo.

Le site est époustouflant. Ces tunnels taillés dans la roche me font penser au célèbre Turini.

Entre Soulor et Aubisque - 6.jpg

La route se remet ensuite à monter jusqu’au sommet de l’Aubisque (1 709 m). Ici aussi, comme au Soulor, le parking est presque plein. Et comme au col d’Aspin, il y a des animaux, mais ce sont des chevaux. Le décors est somptueux, quelle que soit la direction dans laquelle mon regard se porte.

Il est temps à présent de rentrer à la maison et de conclure ce week-end improvisé. Je ne m’attendais pas à avoir cette météo. Quelle chance ! Et finalement, ce fut un week-end riche en émotions : la rencontre avec ces sportives espagnoles, celle avec tous ces animaux, cette route de la peur affrontée pour ramener quelques images marquantes et pour finir la découverte des ces deux col mythiques des Hautes-Pyrénées. Mon choix de prendre la Focus a bien été le plus judicieux. Je n’aurais pas pu affronter le col d’Artigascou avec la Mégane. Même si elle m’a manqué parfois, comme dans les lacets du port de la Bonaïgua où son échappement aurait pu répondre à ceux des Porsche. J’ai hâte que les beaux jours reviennent, pour que je puisse amener la R26 sur ces belles routes.

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