Renault Mégane R26 – L’heure du choix

Pour ce premier article sur ma nouvelle monture, commençons par le début : l’heure du choix.

Bien que très satisfait de ma Ford Focus ST, je souhaite acquérir une seconde voiture. Tout d’abord parce qu’avec une seule voiture pour aller au travail, faire les courses, partir en vacances et en road trip, cela fait vraiment trop de kilomètres pour le pauvre véhicule. La Focus ST a parcouru 36 000 km lors de sa première année. Elle en a déjà plus de 64 000, alors qu’elle n’a pas encore soufflé sa deuxième bougie. Et si cette ST présente un excellent compromis entre raison et sportivité, je commence à avoir sérieusement envie d’une voiture qui justement ne serait pas autant dans le compromis. Une voiture plus sportive, plus radicale, apportant encore plus de sensations.

Le cahier des charges

Les grandes lignes du cahier des charges ont été vite définies. Premier point indiscutable : le moteur doit fonctionner au sans-plomb. Bien que les moteurs diesel aient énormément progressé depuis 20 ans, notamment en performances, ils peinent à apporter de vraies sensations sportives. Ils s’essoufflent rapidement, manquent d’allonge. Leur sonorité est plutôt quelconque quand elle n’est pas agaçante et vibrante. Et surtout, ils n’offrent pas ce frisson qu’un bon moteur essence sait distiller à l’approche de la zone rouge. Donc je souhaite un moteur essence, capable d’assurer des performances au moins similaires à celles de la Focus. Autrement dit, en fonction du poids de la voiture, il devra fournir autours des 200 ch.

Après une certaine hésitation, j’écarte les strictes 2 places. Je ne me vois pas repasser à la maison après avoir amené les enfants à l’école pour changer de voiture. Surtout qu’il faudrait recommencer le soir. J’apprécie de pouvoir partager avec eux quelques moments sur de belles routes, leur donner quelques sensations même en passagers. Il me faut donc une voiture avec 4 ou 5 places.

Disposant d’un budget relativement serré, je vais forcément chercher une voiture plutôt ancienne et kilométrée. Autant l’âge ne pose pas de problème, autant pour le kilométrage, je me suis fixé la barrière psychologique de 150 000 km. Voilà pour le cahier des charges.

Procédons par élimination ! Une allemande ?

La liste de voitures pouvant correspondre à mes critères commence à sérieusement se réduire. Elle se compose uniquement de ce que les anglais appellent « hatchback », voitures à hayon. Faisons un rapide tour d’horizon. Tout d’abord, il y a quelques modèles du groupe VAG. Mais ayant roulé en Audi A3 pendant quelques milliers de kilomètres, je trouve que ces voitures isolent trop le conducteur de la route. L’A3 est une très bonne voiture, performante, sobre, bien finie, silencieuse, confortable, avec une bonne tenue de route. Mais tellement ennuyeuse ! Je ne ressentais rien à son volant. Donc j’exclu les Golf GTi, Audi S3 et autres Léon Cupra de ma recherche. Pour continuer chez les allemandes, j’oublie Mercedes qui ne proposait rien de bien sportif sur ce segment il y a quelques années, et BMW pour le prix et l’image. Il reste Opel et ses OPC. Mais elles n’ont pas bonne presse, surtout niveau châssis (à quelques exception près comme la Corsa OPC Nürburgring Edition).

Et pourquoi pas une japonaise ?

Je passe rapidement sur la Mazda 3 MPS, très certainement une bonne voiture mais tellement peu sexy à mes yeux. A part cela, il y a surtout les Honda Civic Type R. Pourquoi pas une première génération (EK9) ? Parce qu’elles sont devenues bien rares. Une seconde génération (EP3) ? Je n’accroche pas sur son look… Et à partir de la troisième génération (FN2), la côte est trop élevée pour mon budget. Subaru et Mitsubishi proposant pour leurs modèles sportifs plutôt des berlines que des compactes ou citadines, je ne m’y suis pas intéressé. Peut-être à tort. Un jour peut-être… La Suzuki Swift Sport est trop peu puissance par rapport à mes attentes.

Une soeur de ma ST ?

Et si je restais chez Ford ? Une petite sœur pour la Focus ? La Fiesta ST Mk6 ne délivre que 150 ch, trop peu par rapport à mes critères. Sa remplaçante rentre dans le cahier des charges, avec 182 ch en temps normal et 200 ch avec l’overboost. J’en ai essayé une lors d’une révision de la Focus. C’est un bon petit jouet, avec une belle vivacité. J’ai tout de suite pris beaucoup de plaisir à son volant. Mais elle est encore relativement récente et donc hors-budget sur le marché de l’occasion. Idem pour les Focus RS, hors-budget. Quid de la Focus ST Mk2 ? Avec ses 225ch, fournis par le superbe et fameux T5, elle se montre néanmoins dépassée niveau châssis par rapport à la Mk3 qui je conduis tous les jours… Il va m’être très compliqué de régresser…

Une française alors ?

Passons à nos constructeurs français, qui sont historiquement toujours bien présents sur le segment des petites sportives. Chez Peugeot, j’aurais bien pu me laisser tenter par une 206 RC. Certes elle est un peu en-dessous de l’objectif fixé avec ses 180 ch, mais elle est légère. Elle me plait bien, cette 206 ! Au contraire de sa grande sœur 207 qui me laisse indifférent. Sans même parler du tristement célèbre 1.6l THP…

Chez Renault, les Clio RS de deuxième et troisième génération sont en plein dans mes critères. Un Clio 3 RS phase 1 me plairait bien. J’ai même commencé à bien me renseigner sur les différentes finitions et séries spéciales, ainsi que sur les options disponibles à l’époque. J’ai aussi passé du temps à éplucher les annonces. Elle est plus excitante et plus moderne que la Peugeot 206 RC. J’en ai discuté avec deux amis du VARP, un qui avait une Clio 2 RS 182, le second qui a aujourd’hui une Mégane 3 RS (après avoir eu une R26), leur demandant conseils. J’ai aussi parcouru les forums. Et il apparaît que certains modèles souffrent d’un défaut de boîte de vitesse : le synchro de troisième s’use et craque. Le seul remède connu est de changer entièrement la boîte, à moins de connaitre un spécialiste qui puisse la reconditionner.

Les choses se précisent…

Alors pourquoi pas passer à sa grande sœur ? La Mégane 3 RS, avec une configuration sympa, est encore trop chère pour mon budget. Mais la génération d’avant est en tous points conforme à mes attentes. Je vise une phase 2, au look un peu plus moderne, notamment au niveau des feux arrières. J’aimerais bien trouver un exemplaire qui aurait le châssis Cup et les sièges Recaro. Un ami du VARP m’envoie une annonce qui colle avec mes critères. En plus, la voiture se trouve non loin de chez moi, à la concession Renault de Portet-sur-Garonne. Je téléphone le lendemain matin pour prendre rendez-vous en début d’après-midi. Malheureusement, le vendeur m’appelle peu après midi pour me dire qu’elle est déjà vendue ! Mais il m’incite à venir discuter de mon projet avec lui. Et puis autant aller quand même voir la voiture.

La discussion qui s’en suit est intéressante. Tout d’abord, j’apprends que très peu de Mégane RS sont sorties de l’usine de Dieppe avec le châssis Cup et les sièges Recaro. Il reste la possibilité de viser un modèle équipé du châssis Cup mais sans les baquets et de les ajouter ensuite. Sinon, il y a deux séries limitées qui ont les deux spécificités recherchées : les F1 Team. Sorties pour célébrer les titres de champions de monde pilote et constructeur en Formule 1 de Fernando Alonso et Renault en 2005 et 2006, elles répondent parfaitement à ce que je recherche. La R26 a un argument de poids par rapport à sa petite sœur : un différentiel à glissement limité.

Mon choix est fait : ce sera une Renault Mégane RS R26 F1 Team !

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