Roadtrip 14-2 Vaches, orage et supercars

3 Juin 2017. Le VARP retourne sur la RGA. La crème solaire dans le sac, les road books imprimés, tout le monde est fin prêt. Les voitures le sont aussi. Sur la grille de départ, les Lotus sont en force : Elise S1, S2, S3, Evora… Les filles spirituelles d’une autre Lotus célèbre sont là aussi : Caterham et Westfield Seven. Nous trouvons ensuite 3 japonaises : une Honda S2000 aussi discrète que son propriétaire et un duo de Toyota, GT86 et MR2. Puis, nous avons 3 Ford : une Focus RS échappée d’une spéciale du WRC, une Fiesta ST qui se prend pour un bœuf et un discret taxi gris. Et pour finir, deux voitures portant le fameux sigle RS pour Renault Sport : une Mégane 3 et une Clio 2.

VARP-RGA-J1-0.jpg

Un bout d’autoroute, quelques tunnels où la S2000 se chauffe les cordes vocales et nous arrivons à Thônes. L’aubergiste nous donne le parcours. Les hostilités commencent par le col de la Croix Fry (1 467 m). Enfin, c’est vite dit… Le premier groupe est passé sans encombre. Ce n’est pas le cas pour les suivants. De la circulation, un bus et un troupeau de vaches progressant sur la route ralentissent une bonne partie d’entre nous. Voyant cela, je m’arrête pour une pause photo. Une Jeep Willys descend.

En repartant, je vois la Caterham arrêtée un lacet au-dessus, attendant aussi que la route se libère. Je m’arrête de nouveau, à côté d’elle. Pendant que je discutais avec son conducteur, une Nissan 350 Z monte et s’arrête devant nous dans une belle fumée blanche. C’est qu’elle est bien chaude, la japonaise ! Un coup d’œil sous le capot nous montre un liquide de refroidissement en ébullition et une paire de ventilateurs en grève. Heureusement que son conducteur nous dit être arrivé.

Nous finissons par partir. Nous mettons une éternité à doubler les vaches. Pour une fois, la Caterham est silencieuse. Le bruit des cloches est quant à lui assourdissant. La descente se fait en douceur. Puis nous remontons rapidement vers le col des Aravis (1 487 m). Un club Porsche et un de Vespa sont arrêtés au sommet. Je photographie un groupe de cyclistes devant le panneau du col après y avoir collé l’autocollant « VARP approved ». Certains en profitent pour aller voir les Vespa et les Porsche. Nous attaquons la descente. Je laisse filer la Lotus devant moi. Je profite à fond du paysage.

Arrivé dans la vallée, je trouve un cadre sympa pour prendre en photo la Cat et la S2000. J’attends, le Nikon prêt à déclencher.

Col des Aravis-3.jpg

Au bout d’un moment qui m’a paru assez long, ne les voyant pas arriver, je commence à me demander si je ne me suis pas trompé de route. Je remonte en voiture et je fais demi-tour. Et 100 m après, les voilà ! Mince ! Demi-tour à nouveau et je les suis. Nous suivons les gorges de l’Arondine. Elles sont bien agréables, surtout quand le VTEC approche les 9000 tr/min dans les tunnels.

Gorges de l’Arondine.jpg

Nous arrivons à Flumet pour attaquer le col des Saisies (1 657 m). Ce col ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. Je ne me suis même pas arrêté au sommet. Par contre, la descente en met plein la vue. Elle est vraiment vertigineuse.

Je m’arrête ensuite à Beaufort. C’est bien joli par ici.

Ces pauses photos m’ont retardé et je suis maintenant loin derrière tout le monde. Mais comme l’heure et le lieu du casse-croûte approchent, ce n’est pas un problème. Je les rattraperais vite. J’attaque la montée du Cormet de Roselend (1 967 m) avec le couteau entre les dents. Je m’attends à retrouver mes copains de jeu au détour d’un virage. Et là, je tombe sur plusieurs Mac Laren, Ferrari, Porsche etc. Ils ont changé de montures ? Il y a même une Lamborghini Aventador SV au milieu de la route, prête à partir.

1000km GT-1

Elle est visiblement au départ d’une sorte de rallye de régularité. Bon, toute Aventador qu’elle est, elle est arrêtée. Je double. Deux virages plus loin, alors qu’elle est déjà dans mon rétro, je vois l’Elise 111S, la Clio RS et la Caterham arrêtées au bord de la route. C’est le lieu de la pause déjeuner. Nous partageons des produits de nos terroirs. La saucisse de foie tarnaise a du succès. Le lieu est simplement magique. Pas besoin d’en dire plus, les photos racontent tout.

Le 1000 km GT continue de passer. Il y a de beaux joujoux.

Le drone fait une apparition après le repas. Je mitraille les voitures.

Après le café, je pars en éclaireurs avec l’autre photographe. Placés plus haut dans la montée, nous attendons les premiers pour immortaliser ce moment.

Les voilà !

Nous atteignons ensuite le sommet où nous attendons le dernier groupe. Une Mac Laren passe au moment où la Clio RS arrive.

Une Elise, une Caterham et une S2000 pointent leur museau.

Je descends le col derrière une Focus ST Mk2 orange, la Clio me suivant, à un rythme plutôt paisible.

Nous retrouvons les 3 compères à Bourg-Saint-Maurice pour un arrêt à la pompe et un petit coup de propre. Les bovins de ce matin ont laissé des traces sur la route et donc aussi sur les bas de caisse de la Lotus…

Je repars derrière la Cat pour attaquer l’ascension du col de la Madeleine (1 993 m). Nous roulons assez fort jusqu’au village de La Léchère. L’orage arrive. Le conducteur de la R300 s’est arrêté pour installer le demi-toit. Un troupeau de moutons descend sur la route alors que tombent les premières gouttes. La Clio RS nous rejoint puis passe devant dès que la route se libère.

Col de la Madeleine-1.jpg

Je lui emboîte la roue. C’est le déluge. Quelques éclairs zèbrent le ciel. La Clio lève de grandes gerbes d’eau. Je roule prudemment et malgré tout le train avant perd parfois son adhérence une fraction de seconde sur les rigoles formée par l’orage. J’essaye en vain d’alerter les suivants par talkie-walkie. En pneus semi-slick, la montée s’annonce épique !

Col de la Madeleine-2.jpg

Nous arrivons au sommet, bientôt rejoints par les autres. Le temps est affreux. Au loin, quelques sommets percent à travers les nuages. Difficile de faire des photos dans ces conditions.

Nous cherchons les premiers groupes, déjà arrivés. Mais au café, personne. Juste une drôle de BMW « 1M cabriolet ». L’autre établissement est fermé. Les voitures sont là, leurs occupants y sont forcément aussi. Et ils sont bien là. La tenancière avait décidé de fermer vu le peu de monde et les conditions climatiques. Mais elle a gentiment ouvert aux VARPiens.

Col de la Madeleine-6.jpg

Lorsque nous ressortons, l’orage est passé.

Nous descendons vers la vallée de la Maurienne.

La dernière pause avant d’arriver à l’étape du soir se trouve au pied du fort de l’Esseillon.

Fort de l'Essaillon.jpg

Nous montons ensuite une petite route, en très mauvais état par endroits, jusqu’au gîte du soir à Bramans.

L’ambiance de la soirée a été bien meilleure que le vin et la cuisine. Ce n’était pas bien dur… Il est temps d’aller se reposer, ce qui s’annonce difficile. Entre l’altitude et l’adrénaline de la journée, trouver le sommeil ne sera sans doute pas une sinécure… Nous verrons bien demain matin !

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