Roadtrip #13-3 Une première fois

7 Mai 2017. Des mamelons pentus, des gorges profondes, de petites anglaises bien chaudes, une française prénommée Mégane et deux sœurs germano-américaines aux beaux yeux en amandes… Nous y sommes… Non pas sur le tournage d’un documentaire pour adultes, mais au départ de ma première sortie VARP (Virolos Autos Rassos Potos). Une sortie poétiquement nommée « Mamelons Pentus et Gorges Profondes ». Un petit café pour accompagner l’aubergiste (surnom du Gentil Organisateur) lors de son petit-déjeuner, des croissants que nous attendons encore, quelques formalités, deux duvets à récupérer et nous sommes fins prêts. Quand j’écris nous, je parle de 6 passionnés de voitures sportives, de road trips, de superbes paysages, de routes sublimes et de bons moments autours de mets du terroir. Voilà pour les pilotes ? Côté voitures, pour éclaircir la première phrase de ce récit, nous avons 2 Lotus Elise, une S1 111S et une S3 SC, une Caterham R300, une Renault Mégane RS et 2 Ford, une Fiesta ST et une Focus ST.

Un petit bout d’autoroute sert à chauffer la mécanique et refroidir le conducteur de la Caterham. Puis nous tournons à Tournons-sur-Rhône. C’est le début des hostilités. Ah non ! La R300 manque à l’appel après avoir eu du mal à ouvrir la barrière au péage. Tentant de passer dessous… Nous l’attendons sur un parking au centre-ville. La vue n’est pas si mal que cela. Des gros nuages noirs nous envoient quelques gouttes. Nous nous arrêtons ensuite à la sortie de la ville, la vessie de l’homme à la Cat étant aussi petite que son réservoir. Une des Lotus se déshabille, son conducteur misant sur du beau temps. Optimiste ? La suite le dira… La Caterham nous ayant rejoint, cette fois-ci, c’est parti pour de bon !

L’Elise SC blanche ouvre le bal, suivie de la diablesse FieSTa. Le rythme augmente très rapidement, les virages défilent sous les capots. Nous passons Colombier-le-Vieux puis redescendons sur Lamastre.

Les nuages menacent mais nous laissent finalement tranquilles. Une ribambelle de virolos plus loin et il est temps de remplir les réservoirs là où je me suis déjà arrêté hier sous la pluie (lire ici).

Le Cheylard.jpg

Le Cheylard derrière nous, nous attaquons la montée du col de Mézilhac. Mon cerveau a du mal à tout gérer : ça roule fort, je dois quand même regarder un minimum le paysage et m’arrêter pour prendre des photos. Pas simple…

Nous continuons notre route. D’un coup, la vue se dégage sur l’autre versant. Je m’arrête pour prendre quelques photos et je profite du vrombissement des moteurs et des crépitements d’échappements montant de la vallée et résonnant entre ces monts. Superbe ! Je descends ensuite à bon rythme, pour rattraper le groupe. Et j’ai bien failli me faire surprendre par une belle plaque de gravillons. Bien que j’ai rapidement cassé ma vitesse dès que je l’ai vue, la voiture a un peu louvoyé quand les pneus ont rencontrés cette surface instable. Au final, juste un peu plus d’adrénaline. Mais pas autant que quand je vois au dernier moment le groupe arrêté à un feu de circulation alternée. La dernière voiture, la Caterham, est à l’arrêt juste après un virage à droite et donc cachée par la paroi rocheuse. Heureusement que les réflexes sont bien là et que le freinage est encore efficace après les sollicitations appuyées des derniers kilomètres.

Encore quelques kilomètres de ces routes magnifiques et nous arrivons à Burzet pour la pause déjeuner. Mais avant de se restaurer, il y a encore deux choses à faire : prendre des photos bien sûr et surtout bricoler l’échappement de la Caterham qui a eu la bonne idée de se dessouder. Nous fouillons les fonds de nos coffres. Un collier, du fil d’enceinte et quelques tendeurs et nous mettons en place une solution de fortune.

Le déjeuner est un moment bien pénible dans un endroit bien laid… Bien entendu, c’est ironique ! C’est tout le contraire !

Nous repartons en direction d’un endroit extraordinaire : le col de la Croix de Bauzon (1308 m). C’est parti d’un coup très fort devant. Je me suis retrouvé distancé en l’espace de trois virages. Tant mieux parce que je n’arrivais pas à rester concentré sur la route. Quel paysage ! Plus la route monte et plus il devient majestueux, impressionnant. J’ai été finalement avare en photos, ne voulant pas trop retarder le groupe. Ce n’est pas bien grave, j’y retournerai forcément un jour… Obnubilé par le paysage, j’ai eu du mal à trouver mon rythme sur cette montée. Pourtant la route, large, lisse a tout ce qu’il faut pour passer un excellent moment volant en main.

Nous tentons d’aller jusqu’à la station de ski pour prendre un café, mais c’est peine perdue, l’établissement est fermé. Nous redescendons, mais pas bien longtemps. La route remonte vers le col de Meyrand (1370 m). Bel endroit aussi, même si la vue n’est pas aussi dégagée qu’au col précédent.

Double ravitaillement dans la descente. D’abord pour les hommes qui ont besoin d’un petit café. Ensuite, pour les machines qui réclament leur part de sans plomb. Nous croisons un enterrement de vie de jeune fille. Le siège conducteur de la Caterham accueille quelqu’un d’étrange…

Nous continuons vers le sud-est sous un beau soleil. A Pied-de-Borne commence ce qui est pour moi le deuxième moment très fort de cette journée. La D113 suit les gorges du Chassezac. Le soleil dans le dos, des kilomètres de virages serrés devant, la rivière à notre droite. Quel pur moment de bonheur au volant ! J’ai vraiment pris mon pied à conduire (piloter ?) sur cette route derrière l’Elise 111S.

Un peu plus loin, nous tentons une pause photo sur un pont submersible, aux Salelles. Mais c’est peine perdue, à chaque fois que l’on aligne la troisième voiture, quelqu’un arrive et il faut libérer le pont. Après quelques tentatives, nous laissons tomber. Bon, j’en ai quand même profité pour prendre quelques clichés dans ce cadre magnifique.

La remontée vers l’étape du soir ne se fait pas sans quelques difficultés. Le soleil rasant nous gêne. Au détour d’un virage dans l’ombre, je me prends un flash qui m’éblouit fortement. Non pas un radar, mais juste le soleil. Trois points rouges apparaissent dans cet afflux de lumière. Debout sur les freins ! Devant moi, l’Elise 111S est à l’arrêt, son conducteur ne voyant pas non plus la route ! Nous repartons prudemment, d’autant plus que les derniers kilomètres sont recouverts de gravillons. Et nous arrivons au gîte où les hommes et les machines vont pouvoir se reposer. Un repos bien nécessaire avant d’attaquer une nouvelle journée sur la route.

4 réflexions sur “Roadtrip #13-3 Une première fois

  1. Superbe la Fiesta ST !
    Sympa aussi les photos au col Mézilhac, il y avait de la distances entre vous.

    PS: je crois que cet article n’est pas dans le sommaire, juste dans le défilement des articles avec le 13-4

    J'aime

    1. Merci Oleti ! Tu as déjà vu cette Fiesta sur un forum… Pour lien, je viens de vérifier, il y est bien, en-dessous de la photo. Merci en tout cas de me signaler les coquilles !

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s