Roadtrip #13-1 Mise en bouche

5 Mai 2017. Ce n’est qu’un jour de liaison, pour rejoindre le point de départ d’un prometteur road trip avec d’autres mordus de sportives et de belles routes. Un jour pour relier le Tarn à la Drôme. Bref, de longs et ennuyeux kilomètres d’autoroute… Attendez, ne partez pas encore. Vous vous doutez bien qu’il ne peut en être ainsi sur Trips on Wheels !

Déjà, plutôt que de réserver un hôtel en banlieue de Valence, j’ai préféré dégoter une chambre d’hôte dans un endroit plus bucolique. Mais nous y reviendrons… Et pour le parcours, hors de question de s’endormir sur une quatre voies ! J’ai pris une journée de congé alors autant en profiter le plus possible.

Allez, en route ! Direction le nord-est. Je rejoins Albi par l’A68, seul bout d’autoroute de la journée, puis Rodez par la N88. Je passe rapidement cette partie du parcours assez peu intéressante. Même si les paysages aveyronnais sont sympathiques, la route n’a rien de particulier pour elle et elle est surtout très chargée en circulation. Au nord de Rodez, à Onet-le-Château pour être précis, je bifurque sur la D988 que je suis jusqu’à Espalion. A Espalion coule le Lot. Je prends la D920 qui suit le cours de cette rivière. Quelques kilomètres plus loin, un superbe village s’inscrit dans ma baie de pare-brise : Estaing. J’en profite pour faire une première pause et prendre quelques photos.

A partir de ce village commencent les gorges du Lot. Relativement larges, elles accueillent une belle route, large et en très bon état. Bien sinueuse et plutôt rapide, elle permet un bon moment de conduite. Une retenue sur le Lot attire mon attention : c’est le barrage de Golinhac, centrale hydro-électrique construite de 1957 à 1960.

Encore quelques virages et j’arrive à Entraygues-sur-Truyère où je quitte le cours du Lot. Je poursuis sur la D920 qui m’amène jusqu’à Aurillac. Je retrouve une région que j’ai découverte lors d’une des dernières sorties de 2016 (lire ici) mais que je connais encore bien mal. Je m’avance dans le Cantal. Les sommets sont encore blancs et visibles de loin. J’en vise en particulier : le Puy Mary. Cette fois-ci, je ne fais pas un détour par Salers. J’emprunte la D17 et la vallée de la Jordanne. Le paysage s’embellit au fil des kilomètres, devenant plus montagneux. De nombreux petits villages parsèment cette vallée.

Puis la route prend de plus en plus d’altitude. Assez rapidement, je me retrouve entouré de neige. Il n’y a personne, aussi j’en profite pour faire une pause photo.

Je passe le col de Redondet (1531 m). La route redescend à peine avant de remonter vers le Pas de Peyrol (1589 m). La vue sur le Puy Mary est spectaculaire.

Je retrouve un Fordiste pour boire un verre. Il est venu avec sa superbe Mustang rouge, toute neuve. Bien entendu, après une bonne discussion en terrasse, sous le soleil, nous organisons une séance photo de nos bolides. Les conditions sont parfaites. Je vous laisse juger du résultat.

Nous repartons ensemble par la D680 et le col d’Eylac (1420 m). Nous prenons de nouveau quelques photos dans la descente puis nos chemins se séparent.

Je prends la direction de Saint-Flour. La semaine a été épuisante, notamment avec les préparatifs de ce long week-end. J’en ressens maintenant les effets, d’autant plus qu’il est 15h et que je n’ai pas encore mangé. La route jusqu’à Saint-Flour me parait interminable. J’arrive finalement dans une belle région : la Margeride. C’est un petit coin de basse montagne, très naturel, vallonné et déjà bien vert. La route est vraiment agréable. De larges virages se suivent avec fluidité permettant d’adopter un rythme rapide mais coulé, tout en souplesse. Cela chasse un peu ma fatigue. Je m’arrête finalement manger un morceau, ce qui termine de me rendre pleinement opérationnel. Je passe à côté du beau village de Saugues.

J’arrive finalement au Puy-en-Velay. Il est l’heure de pointe, qui plus est un vendredi soir. La traversée est longue et lente. Une fois le Puy derrière moi, je continue sur la N88 qui est aussi bien chargée. Je la quitte à Yssingeaux. Je roule dans la forêt. Au fil des kilomètres, la circulation s’éclaircit, le relief augmente. J’arrive en Ardèche. Les paysages sont vraiment beaux bien que le ciel se couvre petit à petit. Voir ces monts me donne du baume au cœur pour les jours suivants. Je change de route pour la dernière fois de la journée et prends la D314. C’est une vraie route de montagne, très sinueuse. La vue est superbe. Je finis ma journée de conduite par un très bon moment. J’arrive au col de Rochepaule (892 m) et au village du même nom où je vais passer la nuit. Mais avant de songer à aller dormir, je me dégourdis les jambes en visitant le village. Au coin d’une rue, j’ai clairement l’impression que le temps s’est arrêté.

Puis après le diner, je marche jusqu’aux roches de Peyrhomme, d’où on a une belle vue panoramique sur la vallée de l’Aygueneyre.

La nuit tombe sur une belle journée, peut-être un peu moins dense que d’habitude en paysages, lieux à voir et moments de conduite sportive. Mais ce n’était qu’une liaison…

Un dernier mot pour la chambre d’hôte : le relais de Rochepaule. Calme, bien placée, confortable et proposant une bonne cuisine maison, elle mérite clairement le détour. D’autant plus que la tenancière, Anabelle, est très accueillante et aux petits soins. Un endroit que je vous conseille.

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