Grand Tour 2016 – Jour 4 – The French Riviera

29 septembre 2016. Le dernier jour de mon roadtrip. Déjà. 8h30, je démarre la ST. Direction Menton, tout proche. Après avoir fait le plein, je me dirige vers la mer. La circulation est dense. C’est ma crainte de la journée. Surtout après trois jours passés relativement loin des grandes villes et de leurs interminables bouchons. Je me gare proche de la plage pour prendre quelques photos et profiter de cette belle lumière matinale.

Je reprends ensuite la route vers Monaco. J’ai choisi de passer par la Grande Corniche, ayant lu que c’était la plus belle des trois routes possibles. En effet, la vue sur la mer et les nombreux virages rendent cette route vraiment intéressante. Malheureusement, la circulation chargée ne permet pas d’en profiter pleinement. Et la beauté naturelle du lieu est souvent masquée par toutes les constructions. J’ai parfois bien plus l’impression de circuler en ville que sur une route mythique… Je pressens que ce n’est que le début… Après quelques kilomètres, j’aperçois Monaco. La vue est vraiment belle. Mais à ce moment-là, c’est complètement à contre-jour. Un cauchemar pour le photographe. Déjà qu’il est très compliqué de trouver un endroit pour se garer…

Je descends vers Monaco, par Beausoleil. Tout est bouché. Il me faut une demi-heure juste pour arriver au panneau « Monte-Carlo ».

Et à Monaco, la situation est encore pire. Il y a énormément de travaux, des deux roues dans tous les sens, des piétons absolument partout. Tout le bas, le long du port et de la piscine est fermé à la circulation. Je fini tant bien que mal, avec force patience, par arriver sur la ligne « droite » des stands. Même si je roule au pas, c’est quand même une drôle d’émotion d’être là. Les emplacements de départ marqués au sol à la peinture blanche, les stands à ma droite, c’est comme à la télé. Sauf que les camionnettes, Smart, taxi et deux-roues ont remplacé les Formules 1. J’arrive au virage de Sainte-Dévote et j’attaque la montée de Beaurivage. Quelle bravoure il doit falloir pour rouler à fond sur ce circuit dans une Formule 1 ! Les trottoirs, les bosses, les plaques d’égout, l’étroitesse de la piste doivent être difficiles à gérer aux vitesses inimaginables atteintes ici. Je passe le gauche de Massenet dont l’entrée est masquée par la montée puis j’arrive sur la place des casinos. Je m’attendais à voir ici au moins une voiture exceptionnelle, mais non, rien. Enfin, il y a bien une Maserati et une paire de Rolls-Royce, mais cela ne doit mais cela doit être du classique ici. Rien d’exceptionnel. Contrairement à l’Aston Martin Lagonda Taraf que je viens juste de croiser dans la montée. Fabriquée à seulement 200 exemplaires pour le monde entier, je n’accroche pas vraiment sur son design. Mais sa rareté la rend quand même intéressante. Je descends vers Mirabeau. Cette partie du circuit est pour moi la plus mythique, avec le tunnel. Tout simplement parce que les images de Senna et Prost dévalant ces virages serrés dans leur Mc Laren assortie aux vibreurs sont toujours bien présentes dans mon esprit. Quelle drôle de sensation que mes Michelin passent à quelques centimètres de ces bordures rouges et blanches ! Arrivé au Portier, le tunnel est malheureusement fermé. Impossible de boucler un tour complet. Tant pis, cela sera pour une autre fois.

Je remonte sur la Grande Corniche par la même route qu’à l’aller . C’est un peu moins encombré mais je suis ralenti par un taxi qui s’arrête systématiquement pour discuter avec chacun de ses confrères bloqués dans le trafic en sens inverse. Je fais ensuite un petit détour pour aller à Eze. Le village perché sur une colline est magnifique.

eze

Il est déjà tard, pas loin de midi. Aussi je ne m’attarde pas et continue ma route. Les embouteillages m’ont vraiment fait perdre beaucoup de temps. Au détour d’un des nombreux virages, une Ferrari F430 Spider arrive face à moi. Probablement la meilleure voiture sur ce genre de route…


Cette route est située dans un cadre magnifique mais là encore, tout a été construit. La vue sur la mer est trop souvent bouchée par les maisons. Je fini par arriver à Nice. Voir cette grande ville du haut de la route est vraiment impressionnant. L’aéroport donne l’impression d’avoir été construit sur la mer. Cette vue est époustouflante. La circulation est toujours très dense. J’avais initialement prévu de continuer à longer la côte. Mais je n’avance vraiment pas assez vite et midi est déjà passé. Aussi je change mes plans et m’oriente vers l’autoroute A8. Je m’arrête sur une aire un peu après Antibes pour me restaurer, puis je sors de l’autoroute à Mandelieu. Après Théoule-sur-Mer commence l’une des plus belles routes du pays : la route de la Corniche d’Or. La D559 longe la côte escarpée. La roche ocre-rouge s’avance dans la mer. L’endroit est magique. La rencontre de la montagne et de la mer donne toujours des paysages spectaculaires. Par endroits, on pourrait se croire en Corse. Je m’arrête dès que je peux pour profiter à fond de ces paysages.

Là encore, beaucoup de constructions gênent la vue. Heureusement qu’il y a encore quelques kilomètres où la nature a été préservée. Seule la voie de chemin de fer et la route ont été ajoutées. Après la F430 Spider rouge de ce matin, je continue de croiser des roadsters, parfaitement adaptés à cet endroit : une Alfa Romeo Spider, rouge elle aussi, puis une Porsche Boxster, toujours en rouge, que je suis pendant quelques minutes.

Je passe au Dramont où un monument attire mon attention. Il célèbre le débarquement d’une unité de l’armée canadienne le 15 août 1944. Le débarquement en Provence est tellement éclipsé par celui de Normandie que je suis un peu surpris de découvrir une péniche de débarquement ici.

Arrivé à Saint-Raphaël, ça en est fini de la nature. Tout est construit et je n’arrive plus à apercevoir la mer. Cela marque la fin de 4 jours à parcourir des routes incroyables. Certes, il me reste encore des centaines de kilomètres d’autoroute pour rentrer à la maison.

Pour revenir sur cette dernière journée, je retiendrai surtout deux grandes émotions : le frisson de rouler sur les traces de la Formule 1 et les merveilleux paysages de la Corniche d’Or. Mais j’ai été déçu par le reste. Finalement, la french Riviera n’est qu’une immense agglomération avec tout son flot de véhicules, piétons et deux-roues. Il est trop compliqué de profiter du paysage, de la nature. Et c’est impossible de se sentir libre sur ces routes. Bref, c’est peut-être un endroit sympa pour passer ses vacances, mais pas vraiment idéal pour un roadtrip. Je ne partage pas le choix de Jeremy Clarkson et de Richard Hammond qui étaient passé sur ces mêmes routes lors de leur premier « roadtrip idéal ».

C’est ainsi que s’achève mon grand tour 2016 après 2037 km avalés en un peu plus de 36 heures de conduite. J’ai conduit sur des routes époustouflantes, visité des endroits uniques et incroyables comme le mont Ventoux. J’ai découvert l’immensité des Alpes et la beauté de la côte méditerranéenne. J’ai plongé dans l’histoire de France en passant sur la route Napoléon. J’ai ressenti une émotion particulière en roulant sur les traces de Sébastien Loeb et d’Ayrton Senna.

La Focus ST a su montrer l’étendue de ses qualités, me permettant d’utiliser avec grand plaisir son châssis sportif dans les cols alpins tout en assurant un confort appréciable pour enchaîner les kilomètres.

la-corniche-dor-focus

Mon esprit est maintenant tourné vers mes prochaines virées. Je commence déjà à réfléchir à mon Grand Tour 2017…

Une réflexion sur “Grand Tour 2016 – Jour 4 – The French Riviera

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s