Roadtrip # 3 Les Pyrénées enneigées

08 avril 2016. Les Pyrénées sont, comme toutes les régions montagneuses, très attirantes pour les amateurs de beaux paysages et de routes sinueuses et vallonnées. Il y avait donc un petit moment que je regardais régulièrement la carte avec l’envie d’aller découvrir certains cols Pyrénéens. C’est maintenant chose faite. Un RTT, un petit coup de propre à la voiture, de quoi faire un casse-croûte, une idée du parcours et c’est parti !

Après avoir rejoint Saint-Girons par l’A64, les choses sérieuses commencent par la montée du Col de la Core, par l’Est (côté Sentenac-d’Oust). Mais un panneau indiquant que le col est fermé me fait craindre d’être venu là pour rien. Tant pis, je tente quand même la montée. Tant qu’il n’y a pas de barrière, allons-y.

Et forcément, c’était tout blanc ! Et il neigeait ! Après quelques kilomètres, même la route était blanche, vierge de toute trace. L’environnement est superbe, le cadre idéal pour une longue séance photo.

Bien entendu, en termes de conduite, pas beaucoup de sensation à mettre en avant, autre que celle de la nouveauté : c’est la première fois que la ST pose ses pneus sur un tapis de neige fraîche.

Une fois la séance photo terminée, pas d’autre choix que de faire demi-tour. Tenter de passer un col enneigé et fermé avec une traction avant équipée de pneus été serait ridiculement dangereux. Un peu plus bas, je profite d’une éclaircie pour m’arrêter manger un morceau.

La vue sur Sentenac-d’Oust au fond de la vallée justifiait à elle seule cette courte pause. Courte parce que l’éclaircie n’a pas duré, la pluie s’est remise à tomber. Plus bas dans la vallée, je cherche un nouvel itinéraire me permettant de retrouver la route des Cols, plus à l’Ouest, en contournant le Col de la Core. Je passe par Prat-Bonrepaux et j’en profite pour faire une nouvelle pause photo.

Je me dirige ensuite vers Aspet, traversant le Couseran et ses belles routes, désertes à souhait. Après avoir dépassé Aspet, je tombe sur deux panneaux qui me réjouissent : les Cols de Portet d’Aspet et de Menté sont ouverts !

Je commence donc par revenir vers l’Est. L’ascension du Col de Portet d’Aspet n’est pas vraiment époustouflante, mais elle permet de prendre le rythme, de voir comment la voiture réagit dans les épingles. col-d-aspet-focus-stArrivé au sommet, je fais demi-tour et reprends la route des Cols dans le sens prévu initialement, d’Est en Ouest. Et face à moi se dresse un col de plus de 1300m d’altitude, 1349m exactement : le Col de Menté. La chaussée est vraiment large, lisse et recouverte d’une couche de gravillons qui me fait craindre une adhérence précaire, surtout par ce temps. Mais les premières épingles dissipent mes doutes : même avec l’anti-patinage coupé (ESP sur mode sport), la motricité en sortie d’épingle est étonnante. Il est quand même nécessaire de doser un peu l’accélérateur en seconde, mais une fois en troisième, les 400nm de couple passent au sol sans problème. La route est déserte, les épingles s’enchaînent, je hausse le rythme. Quel bonheur ! Une pause photo me permet d’avoir une belle vue sur ces épingles que je viens de franchir, en contre-bas.

Le sommet arrive, marquant la fin de cette montée mémorable, qui restera à coup sûr gravée dans ma mémoire. La descente se fait en douceur, pour laisser refroidir la mécanique que j’ai bien sollicitée lors de la montée. Je retrouve avec plaisir les lacets où j’ai vu passer et photographié les concurrents du Tour Auto 2014. Arrivé à Saint-Béat, je prends la direction de l’Espagne, par la N125. Juste après Bossòst, j’arrive au Col du Portillon, qui permet de revenir en France. C’est un col très intéressant. Culminant à 1293m, il offre une superbe route, large et sinueuse, une très belle vue sur le Val d’Aran et un environnement changeant étonnant.

La partie Est, en Espagne est couverte de sapins enneigés ce jour-là, alors que le côté français est bien moins boisé. Mais il recèle d’autres surprises comme un barrage douanier. Difficile d’expliquer que je ne suis là que pour prendre du plaisir au volant, profiter des magnifiques paysages Pyrénéens et prendre quelques photos. N’ayant rien dans le coffre, ils me laissent partir rapidement. Bagnères-de-Luchon derrière moi, direction le Col de Peyresourde, sous une pluie battante. Ce col est une bonne transition après le Portillon, mais il ne me laissera pas un grand souvenir, de part la météo exécrable, la circulation, et surtout la route qui souffre de la comparaison avec les cols précédents. La vue est bien bouchée, et je n’ai même pas pris une photo. Je passe ensuite Loudervielle, pour continuer à progresser vers le Nord, vers un autre grand nom des cols Pyrénéens : le Col d’Aspin. La pluie cesse. La montée de ce col mythique est réellement impressionnante. La route est étroite, impression visuellement renforcée par l’absence de ligne blanche centrale. Un petit muret de pierre borde le précipice. Et il s’agit vraiment d’un précipice, terriblement impressionnant car bien visible, aucunement masqué par la végétation rase. La route s’élève rapidement puis suis le flanc de la montagne, sans ces lacets et épingles habituels sur une route de montagne.

Arrivé au sommet, à 1 490m, le vent souffle fort, en rafales. Il fait seulement 2 petits degrés. La vue sur la route que je viens de gravir est vertigineuse. La descente se fait de nouveau dans un autre monde, la face Ouest étant bien boisée. Quelques vaches traversent nonchalamment la route, m’obligeant à m’arrêter.

J’hésite un moment à continuer ma route vers un géant des Pyrénées : le Col du Tourmalet. Mais la nuit commence à tomber, et je ne suis pas vraiment proche de la maison. Tant pis, le Tourmalet attendra un prochain roadtrip.

Que retenir de cette journée mémorable ? Tout d’abord, l’impressionnante diversité des Pyrénées : les cols se suivent mais ne se ressemblent vraiment pas. Le Col de la Core était sublime sous la neige, le Col de Menté un paradis pour la conduite musclée, le Col du Portillon dépaysant et le Col d’Aspin terrifiant.

Enfin, c’était la première fois que je conduisais ma Focus ST dans ces conditions et sur ce genre de route. Et j’ai été vraiment surpris de sa motricité en sortie d’épingle, et sa tenue de route en général. Le freinage a été à la hauteur dans toutes les descentes, le couple fait vraiment merveille en montée et le confort est toujours aussi étonnant pour une voiture sportive.col-du-portillon-focus-st

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