Roadtrip #2 La route des lacs

24 janvier 2016. Après un premier roadtrip mémorable (ici) par la diversité des paysages et des points d’intérêt, mon choix s’est porté pour le second sur la Montagne Noire. Ce massif montagneux, constituant l’extrémité Sud-Ouest du Massif Central, se situe sur trois départements français : le Tarn, la Haute-Garonne et l’Aude. Sa partie Ouest est entre autre remarquable par la présence de nombreux lacs et bassins. Allons découvrir ces lacs !

Le bassin de Saint-Ferréol, situé juste au-dessus de Revel, dans la Haute-Garonne, est le premier de la liste. Lieu touristique, il est toujours fréquenté.

Les routes qui partent de ce lac sont toutes intéressantes, et j’aurais d’autres occasions de vous les faire découvrir. Pour l’heure, intéressons-nous à celle qui monte plus loin dans la Montagne Noire, en direction du village des Cammazes : la D629. La route est large et lisse et commence à proposer des séries de virages intéressants. La circulation y est quand même relativement dense le week-end. Je change de département et j’arrive au lac des Cammazes, dans le Tarn. Le barrage a été créé dans les années 1950 afin de constituer une réserve d’eau potable pour la région de Revel. Ce lac est réellement impressionnant, de part la couleur de l’eau, très foncée, ses pentes rocheuses abruptes et l’absence de végétation sur tout son pourtour.

Je continue à m’enfoncer dans la Montagne Noire, en direction de Saissac. La prochaine étape de mon roadtrip est le bassin du Lampy. Je quitte la D629 pour la D4, qui route monte dans la forêt. Plus étroite, plus sinueuse et moins fréquentée, elle permet de hausser le rythme. Le plaisir que je prends au volant suis dans les mêmes proportions. Arrivé au bassin du Lampy, une surprise de taille m’attend : le lac est vide, une des deux retenues étant en travaux. Quelle drôle d’impression de voir cette étendue vide, sans végétation, sans relief, sans pierre là où d’habitude se trouve un lac aux eaux sombres !bassin-du-lampyPour rallier le prochain lac, je fais un choix un peu risqué : au lieu de faire demi-tour, de repasser par Saissac et de suivre la D408 qui m’amènerait pourtant rapidement au lac de la Galaube, je préfère prendre le chemin des écoliers. La Montagne Noire est sillonnée de routes forestières, presque uniquement utilisées par les bûcherons et les camions de transport de grumes. Utiliser ce genre de routes peut en théorie raccourcir le parcours. Sauf qu’il y est vraiment facile de s’y perdre. Après quelques kilomètres sur ces routes forestières, les traces de civilisations, si familières, s’évanouissent les unes après les autres : plus une maison, plus une voiture, plus de ligne blanche, plus de panneaux indicateurs, plus de bornes, plus de poteaux et lignes électriques et plus de réseau de téléphone. Bref je me retrouve complètement seul en pleine nature.

Même le goudron décide de disparaître de temps en temps, laissant place à un chemin de gravier. Un sentiment étrange de solitude mêlé d’une pointe d’inquiétude m’envahit. Il faut croire que nous ne sommes plus faits, du moins plus habitués à ce genre de situation. Je n’aime pas utiliser le GPS quand je suis en roadtrip. Préparer mon parcours à l’avance, le suivre sur la route, et éventuellement sortir une bonne vieille carte papier pour retrouver son chemin font pour moi entièrement partie de l’aventure. Et ce qui devait arriver arriva : j’ai fini par me perdre ! Après avoir roulé au hasard, à l’intuition pendant plus de trente minutes, j’ai fini par passer par un endroit que je connaissais : les bassins de la Roudille. Pile dans le thème de ce roadtrip ! Et juste à côté se trouve le monument de Fontbruno, érigé en souvenir des résistants français de la Montagne Noire pendant la deuxième guerre mondiale.

Je retrouve une route plus passante, la D56 et donc les panneaux indicateurs font leur retour. Je me remets dans la bonne direction et arrive à la tombée de la nuit au lac de la Galaube, vraiment difficile d’accès, perdu dans la forêt entre Tarn et Aude. Ici pas de plage ni de Pédalo comme au bassin de Saint-Ferréol ! Ce lac fait partie de la réserve d’eau potable, comme celui des Cammazes, donc les touristes ne sont pas vraiment souhaités.

La nuit étant déjà là, je décide de faire l’impasse sur le dernier lac, celui de Laprade. Ce sera l’occasion de retourner laisser de la gomme sur ces routes.

Pour résumer, ce fut une belle promenade au cœur de la Montagne Noire. La ST s’est encore une fois superbement bien comportée. Malgré les conditions parfois difficiles (graviers, cailloux, terre, feuilles mortes, humidité, flaques, nids de poules etc.), l’adhérence et la tenue de route restent bluffant. Ayant la chance d’habiter à proximité de ce massif, j’aurais l’occasion d’y retourner, probablement pour suivre les routes utilisées par le rallye de la Montagne Noire. A suivre…

 

 

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